La Côte d’Ivoire est en marche pour réussir l’intégration de l’intelligence artificielle. Dans cet élan, depuis ce mardi 25 février et jusqu’au 27 février 2025, se tiennent les Journées de l’Intelligence Artificielle (JIA 2025), au Sofitel Hôtel Ivoire d’Abidjan.
L’événement est organisé par le Conseil International de l’Intelligence Artificielle (CONIIA), Human AI et ses partenaires, en collaboration avec le ministère ivoirien en charge de la Transition numérique et de la Digitalisation.
Il réunit près de 500 participants, parmi lesquels des acteurs clés de la transformation numérique, des experts en intelligence artificielle, des médias et des figures influentes des sphères académiques, politiques et économiques.
Prenant la parole lors de l’ouverture, Stéphane Coulibaly, représentant le ministre ivoirien en charge de la Transition numérique et de la Digitalisation, a exposé la stratégie nationale de l’intelligence artificielle, actuellement en cours d’élaboration, qui permettra de positionner la Côte d’Ivoire comme un « hub stratégique ».
Selon lui, cette stratégie impliquera les jeunes, les acteurs et les partenaires afin d’affronter les défis et de faire de l’IA un facteur de développement.
Bien avant, l’ambassadrice des États-Unis en Côte d’Ivoire, Jessica Davis-Ba, a réaffirmé l’engagement américain à collaborer avec la Côte d’Ivoire pour exploiter pleinement le potentiel de cette technologie.
« Les États-Unis sont déterminés à collaborer avec les partenaires qui partagent cette vision, en particulier nos partenaires ivoiriens. Le gouvernement des États-Unis s’est investi pour exploiter l’immense potentiel de l’IA dans les services publics, les infrastructures et le commerce. Grâce à des applications stratégiques de l’IA, nous pouvons améliorer l’efficacité énergétique, moderniser les services publics et créer des opportunités commerciales dans tous les domaines. Et grâce à ces progrès, nous pouvons atteindre une prospérité partagée. », a-t-elle indiqué.
Reconnaissant les défis et les opportunités liés à cette révolution technologique, elle a appelé à une approche audacieuse de tous.
« Pour en tirer profit, nous devons être prêts à prendre des risques et à accueillir le changement. L’IA peut devenir un catalyseur d’innovation économique, de création d’emplois, de sécurité nationale et de progrès en matière de santé et de liberté d’expression. », a indiqué la.diplomate, tout en mentionnant le leadership des États-Unis dans ce domaine.
Le Dr Malik Morris Mouzou, président du CONIIA, président d’honneur monde de Human AI, président du Comité international scientifique de l’IA et co-président du comité d’organisation des JIA 2025, a rappelé que l’IA est un impératif pour l’Afrique.
L’enjeu, selon lui, n’est pas pour les Africains de simplement adopter cette technologie, mais d’en être les architectes, les concepteurs et les maîtres d’ouvrage.
Trois axes, à en croire le Dr Malik, doivent guider l’action collective, à savoir : L’industrialisation de l’IA, La mise en place de mécanismes pour attirer les investissements locaux et internationaux et L’intégration de l’intelligence artificielle dans les formations académiques.
« Nous devons veiller à établir des normes éthiques et des cadres réglementaires qui garantissent un usage responsable et souverain de cette technologie (…) ainsi qu’une coopération entre les États africains pour unir les efforts et défendre leurs intérêts dans les institutions internationales. », a-t-il aussi recommandé.
De son côté, Jérôme Ribeiro, président fondateur de l’organisation Human AI, a souligné l’importance de cette technologie. Il a par ailleurs invité la Côte d’Ivoire à ne pas rester spectatrice de cette révolution technologique, mais, comme lors de la CAN 2024, à décrocher également la CAN de l’intelligence artificielle.
Fulbert Yao