L’atelier de restitution et de clôture du programme COCOAPERATION, organisé ce mardi 20 janvier 2026 à l’Hôtel Pullman Plateau, a rassemblé les principaux acteurs de la filière cacao autour d’un bilan jugé très positif. Initié par l’IDH, en partenariat avec le Conseil du Café-Cacao (CCC) et soutenu par l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas en Côte d’Ivoire, ce programme a permis de faire des avancées significatives dans l’amélioration durable des revenus des producteurs de cacao.

Lors de l’ouverture de l’événement, Stéphanie Kadio, Directrice Pays d’IDH Côte d’Ivoire, a rappelé la vision ambitieuse du programme. « COCOAPERATION vise à réduire durablement l’écart de revenus décents pour les producteurs ivoiriens », a-t-elle déclaré. Elle a souligné que ce projet a été porté par un partenariat solide, regroupant le CCC, l’aide financière de l’ambassade néerlandaise, ainsi que des acteurs privés comme Cargill et Sucden, sans oublier des institutions financières telles qu’Advans, Baobab et MIFAR.
L’objectif principal était d’identifier et de renforcer des leviers concrets pour améliorer durablement les revenus en rapprochant les producteurs des services financiers et en favorisant leur inclusion financière. Le bilan chiffré témoigne de l’impact du programme, avec plus de 450 associations villageoises d’épargne et de crédit, 65 000 producteurs et 120 coopératives impliqués. En tout, 20 milliards de francs CFA ont été mobilisés, dont 5 milliards sous forme de prêts directs, selon Stéphanie Kadio, qui a appelé à poursuivre la dynamique au-delà de la clôture officielle.
Matthijs Van Eeuwen, chef adjoint de l’Ambassade des Pays-Bas, a salué cette initiative comme innovante et exemplaire. « C’est un honneur de participer à la clôture de COCOAPERATION, lancé en juillet 2022 sous la direction d’IDH en collaboration avec le CCC », a-t-il indiqué. Il a insisté sur la nécessité d’une coopération inclusive, centrée sur le producteur et son ménage. Selon lui, la collaboration entre tous les acteurs de la chaîne de valeur — coopératives, institutions financières, exportateurs, partenaires publics et privés — est essentielle pour impacter durablement les revenus des cacaoculteurs. Les Pays-Bas, premier importateur mondial de cacao, ont contribué à hauteur de 1,5 million d’euros au programme, rappelant l’importance de cette coopération.
Regina Kra, représentante du Conseil du Café-Cacao, a réaffirmé l’engagement de l’institution en faveur d’une filière plus résiliente et inclusive. « COCOAPERATION illustre parfaitement la vision du CCC : faire du cacao une filière plus durable, inclusive et économiquement viable pour les producteurs », a-t-elle déclaré. Elle a souligné le rôle central des coopératives, qui ne sont pas seulement des structures de commercialisation mais aussi des plateformes de services pour les producteurs. L’approche intégrée, combinant productivité agricole, inclusion financière, diversification des revenus et accès au marché, est vue comme une réponse pertinente aux défis de la durabilité et de la traçabilité accrue.
En conclusion, tous les intervenants ont exprimé leur volonté de faire de Cocoaperation une étape, non une fin, mais une base solide pour de futures initiatives. L’atelier a permis de capitaliser sur les acquis, de partager les enseignements clés et de renforcer le dialogue entre partenaires, dans le but de faire évoluer la filière cacao ivoirienne vers plus de durabilité et d’équité.
Sercom






































































