La mission conjointe de suivi de la phase 1 du programme « Ensemble pour agir sur les causes profondes du travail des enfants dans la Nawa » (ENACTE) s’est achevée le 29 janvier 2026 à Méagui, avec la confirmation des acquis majeurs enregistrés depuis 2022 par l’OIT, l’UNICEF et l’OIM, et ouvert des perspectives d’extension du modèle au regard des résultats probants obtenus sur le terrain.
À Méagui, la mission a visité le site de formation des jeunes apprentis mis en œuvre avec l’Entreprise coopérative des agriculteurs de Méagui (ECAM) où deux cohortes d’enfants ont bénéficié d’un programme d’apprentissage de six mois combinant formation théorique et pratique professionnelle.
Hébergés et pris en charge durant toute la formation, les bénéficiaires ont acquis des compétences en production maraîchère, aviculture et mécanique moto, dans un cadre sécurisé et propice à leur insertion socio-professionnelle.
Les témoignages recueillis traduisent l’impact tangible du programme sur la vie des bénéficiaires.
« Avec ce que nous avons appris, nous sommes aujourd’hui capables de faire de l’élevage de poulets, de la mécanique moto et de la culture maraîchère », a confié Kouamé Kouassi Rodrigue le porte-parole des adolescents, exprimant leur espoir d’un avenir meilleur.
Au terme de la mission, le Coordonnateur du programme ENACTE pour l’OIT, Sylvain Konan, a salué les résultats probants de cette première phase, citant notamment « le renforcement de la coordination, la mise en place d’un écosystème de qualité, l’accompagnement à la syndicalisation, la diversification des sources de revenus et la promotion de la santé dans le secteur agricole ».
Le Directeur de la lutte contre le travail des enfants, Dr N’Guettia Martin, s’est dit pleinement satisfait des résultats atteints, soulignant le caractère holistique, durable et réplicable du modèle développé.
« Je peux vous dire que nous sommes totalement satisfaits. Satisfaits pourquoi ? Parce que le projet ENACTE, à son lancement en 2022, devait répondre à trois objectifs majeurs. Le premier objectif c’était de renforcer la coordination entre les différents acteurs qui interviennent sur la problématique parce que constat en son temps c’était qu’il avait beaucoup d’acteurs mais il n’y avait pas de synergie dans les intervention et les projet a permis qu’il était possible de travailler en synergie…et dans sa mise en œuvre nous avons-nous avons pu assurer une bonne coordination qui a impliqué à la fois les structures étatiques à travers les membres du corps préfectoral et tous les ministères pour pouvoir apporter des réponses holistiques. Cette réponse holistique était aussi le deuxième objectif du projet ENACTE…et cela est un pari gagné. Et le troisième objectif, c’était de développer un modèle durable qu’on pourrait également répliquer dans d’autres secteurs d’activités et dans d’autres régions. Je pense aussi que ce troisième objectif est un pari gagné pour ce que nous avons pu observer », a-t-il expliqué.
À l’issue de cette mission, l’intervention de l’OIT dans le cadre d’ENACTE s’affirme comme un levier structurant dans la lutte contre le travail des enfants dans la région de la Nawa.
Financé par l’Union européenne et la Coopération suisse, le programme ouvre désormais la voie à une extension du modèle afin de renforcer durablement la protection des enfants et la promotion du travail décent en Côte d’Ivoire.
Méité Yacouba






































































