Le Fonds de Garantie Automobile (FGA) de Côte d’Ivoire participe activement aux travaux de la 50ᵉ Assemblée générale de la Fédération des Sociétés d’Assurances de Droit National Africaines (FANAF), ouverte le lundi 9 février 2026 à Abidjan-Cocody.
Durant 72 heures d’échanges, cette édition marquant le cinquantenaire de l’organisation, placée sous le thème « Cinquantenaire de la FANAF : bâtir le futur de l’assurance africaine », se positionne comme un tournant majeur pour le développement d’une assurance plus inclusive sur le continent.
Au cœur des discussions, Maizan Koffi Noël, Directeur Général du FGA, met en lumière l’expérience ivoirienne en matière de prise en charge systématique et immédiate des victimes d’accidents de la voie publique, dès leur admission dans les services d’urgence des établissements publics de santé.
« Il s’agit d’une innovation majeure instaurée par l’État de Côte d’Ivoire depuis un an. Nous assurons d’abord la prise en charge des victimes, avant d’engager les actions nécessaires pour identifier l’acteur impliqué et obtenir le remboursement des ressources mobilisées », a-t-il expliqué.
Ce mécanisme, inédit en Côte d’Ivoire, positionne le pays comme État pionnier au sein de l’espace CIMA. Plusieurs délégations africaines, notamment venues du Sénégal, du Togo et du Mali, ont manifesté un vif intérêt pour ce dispositif, avec l’ambition d’envisager sa transposition à l’échelle régionale.
Le Directeur général a appelé à une adaptation des cadres juridiques nationaux afin de renforcer durablement la protection des victimes sur les routes africaines. À la différence d’une compagnie d’assurance classique, le FGA revendique une vocation essentiellement sociale.
« Nous ne vendons pas de polices d’assurance et ne réalisons pas de chiffre d’affaires. Le Fonds a été créé pour répondre à une réalité : trop de victimes d’accidents, souvent en raison de défauts d’assurance, étaient laissées pour compte », a rappelé Maizan Koffi Noël.
Le principal défi demeure toutefois le mécanisme de détection et de recouvrement. Après la prise en charge médicale immédiate, l’enjeu consiste à identifier, à partir des constats disponibles, la compagnie d’assurance concernée ou le responsable de l’accident. « Sans un recouvrement efficace, le risque est l’épuisement des ressources du Fonds », a-t-il averti.
Des solutions digitales innovantes, présentées lors du forum, pourraient renforcer la traçabilité et l’efficacité du dispositif. Des phases d’expérimentation sont d’ores et déjà envisagées avec des acteurs spécialisés.En réunissant les décideurs du secteur autour d’innovations concrètes et adaptées aux réalités africaines, la 50ᵉ Assemblée générale de la FANAF réaffirme son ambition : bâtir le futur de l’assurance africaine en la rendant plus inclusive, solidaire et résiliente.
Dans cette dynamique, l’expérience ivoirienne portée par le FGA s’impose désormais comme une référence sur le continent.






































































