L’organisation internationale du Travail (OIT) à travers le projet ACCEL Africa mise sur l’aviculture traditionnelle améliorée, comme une alternative économique durable pour réduire le travail des enfants dans la cacaoculture dans la sous-préfecture de Grand-Zattry.
À Soubré, 38 acteurs locaux formés dans cette dynamique sur les techniques d’aviculture traditionnelle améliorée, ont reçu leurs parchemins, ce vendredi 27 février au cours d’un atelier.
La session de formation qui s’est tenue du 23 au 27 février 2026 à Soubré, a réuni 30 producteurs membres de coopératives partenaires, 3 agents de l’agence nationale d’appui au développement rural (ANADER) et 5 encadreurs communautaires.Durant cinq jours, les participants ont été formés aux techniques d’élevage de volaille locale, aux normes d’habitat, à la gestion sanitaire, à la fabrication d’aliments à base de ressources locales, à la biosécurité ainsi qu’aux bases de l’entrepreneuriat avicole. Un module spécifique a porté sur l’animation communautaire et le suivi des bénéficiaires.
« Nous cherchons à générer des revenus réguliers et assurer l’autonomisation financière des populations rurales, des producteurs et des ménages cacaoyers en les impliquant dans l’élevage du poulet africain . In fine, cette nouvelle activité génératrice de revenus doit permettre aux ménages d’avoir des revenus additionnels, des activités alternatives à la production cacaoyère.Et ces revenus additionnels doivent pouvoir leur permettre de scolariser leurs enfants et lutter efficacement contre le travail des enfants »,a expliqué Koffi Paul Agenor, coordonnateur du projet ACCEL Africa.
Le modèle promu repose sur l’élevage de « volaille race locale », mieux adapté aux conditions rurales et aux capacités d’investissement des ménages cacaoculteurs.
Contrairement aux revenus du cacao, souvent saisonniers, l’aviculture va permettre de générer des ressources plus régulières, contribuant ainsi à stabiliser les finances familiales.
En améliorant les revenus des adultes, le projet entend réduire la pression économique qui pousse parfois les familles à faire participer les enfants aux activités agricoles.À travers cette initiative, l’OIT et le projet ACCEL Africa renforcent l’autonomisation économique des producteurs dans la région de la Nawa, tout en contribuant à la création d’emplois décents et à la réduction durable du travail des enfants dans les communautés cacaoyères.
Le projet ACCEL Africa est financé par le gouvernement des Pays-Bas via le Ministère des Affaires étrangères et vise en effet à s’attaquer aux causes profondes du travail des enfants, notamment la pauvreté et la vulnérabilité économique des ménages ruraux.
Méité Yacouba




































































