La question de la Zakat ainsi que les difficultés de la radio Albayane ont été au cœur de l’intervention du président du Conseil supérieur des imams, des mosquées et des affaires islamiques en Côte d’Ivoire (Cosim), Cheick Aïma Ousmane Diakité, à l’occasion de la Laylatoul-Qadr, communément appelée la Nuit du destin, célébrée dans la soirée du dimanche 15 au lundi 16 mars 2026.
La célébration officielle s’est tenue à la mosquée de la Riviera Golf, en présence du Président de la République, Alassane Ouattara, des membres du gouvernement, des présidents d’institution et du corps diplomatique.
Évoquant la situation de la radio-télévision Albayane, Cheick Aïma Ousmane Diakité a lancé un appel à la mobilisation de la communauté musulmane afin de soutenir cet outil de communication.
« Je voudrais parler de notre instrument de communication, la radio-télévision Albayane. Depuis le début de ce mois de Ramadan, Albayane, sous la direction de l’imam Cissé Djiguiba, nous invite à la “Tempête verte 2026”. Nous recherchons environ 400 millions de francs CFA pour réaliser deux projets majeurs », a-t-il expliqué.
Selon lui, le premier projet concerne l’installation d’un système d’énergie solaire au siège de la radio afin de réduire les charges liées à l’électricité. « Nos factures s’élèvent à près de 80 millions de francs CFA par an. C’est excessif pour nous. L’énergie solaire pourrait nous aider à réduire ces dépenses », a-t-il précisé.
Le second projet porte sur le renouvellement du matériel de communication. « Les équipements modernes évoluent rapidement et nécessitent des mises à jour régulières. Nous avons donc besoin de la contribution de tous », a-t-il ajouté.
Abordant la question de la Zakat, Cheick Aïma Ousmane Diakité a déploré une faible appropriation de ce pilier de l’islam par certains fidèles.
« L’islam repose sur cinq piliers : l’attestation de foi, la prière, la Zakat, le jeûne du Ramadan et le pèlerinage à La Mecque pour ceux qui en ont les moyens. En Côte d’Ivoire, les quatre autres piliers sont largement pratiqués, mais la Zakat reste un véritable problème », a-t-il regretté.
Il a souligné que de nombreux fidèles remplissant les conditions pour s’en acquitter ne le font pas encore, faute de prise de conscience collective.
Pour appuyer son appel, le guide religieux a cité un passage du Coran, notamment le verset 85 de la sourate 2, invitant les fidèles à respecter l’ensemble des prescriptions divines. Il a exhorté la communauté musulmane à méditer ce verset afin de mieux comprendre l’importance de la Zakat et de s’engager pleinement dans sa pratique.
Fulbert Yao





































































