Pékin et Islamabad veulent mettre fin à la guerre menée par les USA et Israël contre Iran depuis le 28 février 2026. Les deux pays ont proposé mardi 31 mars 2026 un plan en cinq points incluant un cessez-le-feu et un renforcement de leur coopération sur la situation en Iran.
Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, et son homologue pakistanais, Ishaq Dare « vont renforcer la communication stratégique et la coordination concernant la situation en Iran ainsi que d’autres questions internationales et régionales d’intérêt mutuel », a dit une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning. Selon le ministre des Affaires étrangères pakistanais, ce plan en cinq points, commence par une « cessation immédiate des hostilités » et le « démarrage de discussions de paix aussi tôt que possible ». Les deux gouvernements ont affirmé que le dialogue et la diplomatie étaient « la seule option viable pour résoudre les conflits ». Le plan inclut aussi un arrêt des attaques contre les civils et des cibles non-militaires, telles que les infrastructures énergétiques et les usines de dessalinisation dans les pays voisins d’Iran. Les deux parties en appellent aussi à rétablir rapidement une « circulation sûre des navires civils et commerciaux » par le détroit d’Ormuz, un passage maritime vital pour le commerce mondial.
La visite de Ishaq Dare à Pékin fait suite à son accueil de ses homologues saoudien, égyptien et turc dimanche 29 mars à Islamabad pour des discussions censées contribuer à la fin de la guerre, entamée par des attaques américaine et israélienne contre l’Iran le 28 février. Ce premier cycle de pourparlers ne s’est traduit par aucune mesure concrète, mais a signé l’avènement de nouveaux acteurs dans la résolution du conflit.
Du côté américain, la réaction reste mesurée sur ce plan de sortie de crise. Lors d’un échange avec une chaîne israélienne, Donald Trump n’a pas rejeté l’initiative sino-pakistanaise, se contentant d’indiquer que les discussions en vue d’une fin du conflit étaient « en cours ». Selon une source proche du dossier, la Maison-Blanche ne s’opposerait pas à cette proposition, sans pour autant l’avoir officiellement endossée.
Un mois après le début du conflit et alors que les prix du carburant continuent de grimper, Pékin intensifie ses démarches diplomatiques, se positionnant ainsi comme un acteur clé dans la résolution des crises au Moyen-Orient. En lançant cette initiative de paix, le président chinois Xi Jinping cherche ainsi à favoriser la stabilité économique mondiale, essentielle pour la croissance et les exportations chinoises.
Nomel Essis





































































