Le samedi 31 janvier 2026, au siège du Front populaire ivoirien à Cocody, Pascal Affi N’Guessan n’a pas ménagé ses alliés d’hier. À l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux du FPI, il a ouvertement accusé l’opposition d’avoir failli à sa mission.
Selon lui, alors que la situation politique exigeait un rassemblement fort et structuré, les leaders de l’opposition se sont enfermés dans des calculs personnels et des démarches solitaires. Résultat : l’émiettement des forces, la confusion stratégique et, au bout du compte, la défaite.
« Nous avons été incapables de dépasser nos egos. Nous avons échoué sur toute la ligne », a-t-il reconnu devant des militants attentifs.
Affi N’Guessan pointe du doigt l’échec des plateformes mises en place pour contrer le RHDP. Entre la Coalition pour l’Alternance Pacifique en Côte d’Ivoire (CAP-CI) et le Front commun PPA-CI / PDCI-RDA, l’opposition s’est dispersée au lieu de se renforcer. Pour le président du FPI, ces regroupements se sont faits sans vision stratégique claire, sans structuration opérationnelle et sans réelle synergie.
À ses yeux, l’opposition n’a pas su prendre la mesure du danger que représente, selon lui, la gouvernance actuelle. Pire, elle serait tombée dans les « pièges du pouvoir », abandonnant toute capacité de résistance efficace.
Affi N’Guessan est allé plus loin, mettant en cause les compétences politiques et la stature morale des leaders de l’opposition. Une sortie qui tranche avec les discours consensuels habituels.
Pour lui, l’échec n’est pas seulement organisationnel, il est aussi moral. L’opposition aurait manqué de courage, de vision et de sens de l’intérêt national, laissant ainsi le champ libre à un pouvoir qu’il qualifie de plus en plus autoritaire.
Fulbert Yao





































































