À quelques jours de la 3e Assemblée Générale de la Coordination pour les Droits des Instituteurs de Côte d’Ivoire (CDICI), prévue le 25 février 2026 à la Cathédrale Saint-Paul du Plateau, sa Secrétaire Générale Nationale, Marina Gaodé, décline les enjeux de cette rencontre. Dans cette interview elle parle de la Formation syndicale, la clarification autour de la trêve sociale, ainsi de la responsabilité citoyenne…
Madame le Secrétaire Général, pouvez-vous rappeler le contexte de création de la CDICI et les motivations qui ont conduit à sa naissance en 2020 ?
La Coordination pour les Droits des Instituteurs de Côte d’Ivoire (CDICI), créée le 19 mai 2020 sous le récépissé n°089/DAA/DAJRI/2020, est née d’un besoin réel : celui d’offrir aux instituteurs un cadre structuré, responsable et crédible de défense de leurs droits. Nous avons voulu bâtir une organisation qui conjugue engagement syndical et respect des institutions de la République.
Quel bilan faites-vous de ces années d’existence à la tête de la CDICI ?
Nous avons travaillé à structurer la coordination, à renforcer la cohésion interne et à promouvoir un syndicalisme responsable.
Notre priorité a toujours été la consolidation des acquis sociaux et la recherche de solutions par le dialogue. Le chemin reste long, mais les bases sont solides.
La CDICI organise sa 3e Assemblée Générale ce 25 février 2026. Pourquoi cette rencontre est-elle stratégique ?
Cette Assemblée Générale constitue un moment charnière. Elle permettra de renforcer les capacités de nos syndiqués, d’apporter des clarifications importantes et de consolider notre unité. Dans le contexte actuel, il est essentiel que chaque instituteur comprenne son rôle, ses droits, mais aussi ses devoirs.
Quels seront les principaux axes abordés lors de cette AG ?
Quatre grands axes structureront nos travaux : La formation aux valeurs syndicales : renforcer la compréhension du rôle du syndiqué, ses droits et ses obligations.
Le syndicalisme face à la République : promouvoir un engagement responsable, respectueux des institutions et tourné vers un dialogue constructif.
Le syndiqué et le comportement citoyen : rappeler l’importance de l’exemplarité de l’enseignant, acteur clé de la société ivoirienne.
Les informations et compromis relatifs à la trêve sociale : apporter des éclairages clairs afin de lever toute ambiguïté autour de cette question majeure pour les fonctionnaires.
Justement, la trêve sociale suscite débats et interrogations. Quel message souhaitez-vous faire passer à vos membres ?
Nous voulons lever toute confusion. La trêve sociale ne signifie pas renoncement, mais engagement dans un cadre de dialogue structuré. Notre rôle est d’informer objectivement nos syndiqués afin qu’ils agissent en toute connaissance de cause. Certains reprochent aux syndicats un manque de responsabilité ou une radicalisation excessive.
Comment vous positionnez-vous ?
Nous défendons un syndicalisme ferme sur les principes, mais responsable dans les méthodes.
La crédibilité d’une organisation se mesure à sa capacité à dialoguer, à proposer et à construire. Nous refusons toute posture qui fragiliserait l’image de l’enseignant ou mettrait en péril la stabilité sociale.
Quel rôle l’instituteur doit-il jouer aujourd’hui dans la société ivoirienne ?
L’instituteur est un pilier de la République. Il forme les citoyens de demain. À ce titre, il doit incarner l’exemplarité, la discipline et la responsabilité. Notre engagement syndical ne doit jamais nous éloigner de cette mission fondamentale.
Votre message à l’endroit des instituteurs avant cette 3e AG ?
Je lance un appel à une mobilisation massive. Votre présence et votre participation active feront la richesse de cette rencontre. C’est ensemble, dans la solidarité, la discipline et la responsabilité, que nous construirons un syndicalisme fort, crédible et respecté.
Fulbert Yao






































































