Les 1 800 enseignants contractuels de lycées et collèges recrutés en mathématiques (1 300) et physiques (500) ont entamé, le 30 mars 2026, une première session de formation pédagogique de dix jours au terme de laquelle ils seront déployés sur le terrain à partir du 13 avril prochain en fonction des besoins identifiés.
Formés à Ebimpé (mathématiques) et à Yamoussoukro (physiques), ces futurs enseignants sont reconnaissants à l’État.
Dan Guela Adolphe venant de Méagui, titulaire d’un Bac + 2 en Mathématiques-informatique et d’un BTS industriel et Maïmouna Tuo, titulaire d’un Master 2 en Sciences économiques et de gestion, font partie des 1 300 professeurs de mathématiques retenus.
« J’ai fait sept ans d’enseignement dans le secondaire privé à Méagui. Mais honnêtement, les conditions n’étaient pas satisfaisantes. Pendant les vacances, nous n’étions pas payés. Sincèrement, je suis fier d’être ici, d’avoir été sélectionné. Cette opportunité représente donc un véritable soulagement pour moi. Les conditions de formation sont bonnes, nous sommes bien logés sur place, et je ressens que nous sommes considérés et valorisés », s’est réjoui Dan Guela Adolphe, père d’un enfant, ayant également trois enfants à charge.
Et de poursuivre : « Aujourd’hui, le regard des autres a changé. Quand je passe, on dit : « Lui, il est devenu quelqu’un » Cela me touche énormément. Je tiens à dire merci au Président de la République, à Monsieur le ministre et à tous ceux qui ont contribué à l’organisation de cette initiative. Que Dieu les bénisse abondamment ».
Parlant de la formation, Dan Guela Adolphe a dit qu’elle lui permettra d’améliorer ses capacités pédagogiques, afin de mieux enseigner : » Mon objectif est de pouvoir encadrer efficacement les élèves, de la classe de 6e jusqu’à la Terminale, en les mettant en confiance. Mon ambition est de leur donner le goût des sciences ».
De son côté, Maïmouna Tuo a exprimé sa joie : Aujourd’hui, je suis en formation. Et ce qui est encore plus encourageant, c’est que nous n’avons rien payé, aucun frais. Honnêtement, je n’y croyais pas au départ. Le seul effort à fournir concernait le transport pour aller composer. Cela a été une véritable chance pour nous, les enseignants en difficulté ».
Pour elle, la situation ne sera plus comme avant : « J’enseignais les mathématiques dans un collège privé à San Pedro, et cela faisait maintenant six ans. Concernant la situation familiale, ce n’est pas facile. J’ai des charges, notamment avec mes enfants. À la fin du mois, le peu que nous recevons ne suffit pas toujours. Une fois le loyer payé, il ne reste presque rien. Cependant, avec cette opportunité qui s’est offerte à nous, notre vie va changer».


































































