« Pour comprendre le futur, il faut mieux cerner le présent et interroger le passé ». Et le ministère des eaux et forêts a fait sien cet adage en prenant ses quartiers à Abengourou du 25 au 28 Mars 2026 pour un atelier bilan de ses activités au titre de ce 2025 mais surtout se fixer des objectifs clairs pour 2026 en vue de la préservation, de la restauration et de la valorisation durable des ressources naturelles de la Côte d’Ivoire.

Après les éditions de 2023, 2024 et 2025 respectivement à Yamoussoukro, Divo et San-pedro, c’est la capitale de l’Indenié qui abrite les travaux de cette session de réflexion stratégique qui permettront non seulement d’enrichir les réflexions des participants mais également de renforcer la cohésion institutionnelle et la coordination entre les différentes structures du ministère des eaux et forêts. Pour le ministre Jacques Assahoré Konan, « cet atelier n’est pas un simple exercice administratif mais constitue un moment de vérité, de lucidité sur la performance dudit ministère, d’exigence mais surtout un moment de mobilisation collective autour des défis à venir. » Notons qu’en 2025, le ministère des eaux et forêts a enregistré des avancées réelles et appréciables telles que, le renforcement de la surveillance forestière, la poursuite des opérations de reboisement, l’intensification de la lutte contre l’exploitation illégale, la consolidation des partenariats et la mise en œuvre progressive des ressources dans le secteur de l’eau et du climat. Pour le ministre Jacques Assahoré Konan, ces acquis restent insuffisants au regard de l’ampleur des défis à relever. C’est pourquoi, pour l’année 2026 qui selon lui, doit être une année d’accélération de résultats visibles et d’impact durable, l’action de son ministère est de faire de la gestion durable des ressources naturelles, un pillier de la transformation économique et sociale de la Côte d’Ivoire. C’était pourquoi, face à la pression accrue sur les ressources naturelles, la progression persistante des activités illégales et des attentes fortes des populations, le ministère des eaux et forêts s’est fixé trois exigences pour l’année 2026, à savoir, une culture de résultats avec objectifs clairs et mesurables, une discipline administrative renforcée, fondée sur l’éthique et le sens du service public et une grande proximité avec les populations. Objectifs, la reconquête du couvert forestier pour atteindre les 20% à l’horizon 2030, la gouvernance de l’eau qui est un impératif à sécurité sociale et la valorisation de la fauve, un levier économique sous-exploité qui doit devenir un véritable moteur de développement local, du tourisme et de la valeur.
Brou G. Bella
Région Indenié-Djuablin




































































