Quand les tenants actuels du pouvoir au Niger, au Mali et au Burkina Faso, voisins de la Côte d’Ivoire, ont pris le pouvoir respectivement dans ces Etats, leur leitmotiv était de mettre fin aux activités terroristes des djihadistes dans leurs différents pays.
Salutations et applaudimètres ont fusé de partout à grand renfort de communication. Enfin, une solution pour un retour définitif de la paix. Ont espéré les populations de tout âge confondu de ces pays. Le temps de parcourir les multiples chaînes de télés, de radios… et hop! La réalité est de retour. Les attaques se multiplient. S’intensifient et prennent de l’ampleur plus que jamais. Il ne se passe pas de jour sans que l’on ne dénombre des morts ou des prises en otages. Et désormais avec une certaine aisance déconcertante.
Nouvelle trouvaille, face à la ténacité des Djihadistes, c’est désormais la Côte d’Ivoire et son premier chef qui sont devenus leur souffre-douleur. Attaques verbales et autres diatribes se suivent. De Bamako à Ouaga en passant par Niamey, les palais présidentiels alignent les conférences de presse inédites et de révélations, selon les conférenciers des temps nouveaux. Si la Côte d’Ivoire n’est pas accusée, d’ailleurs sans aucune preuve, d’être l’instigatrice et financière des terroristes, c’est son président qui est mis au banc des accusés. Le chef de l’Etat du Niger, s’est même récemment permis d’accuser le pays d’avoir transporté à bord d’un avion «Air Côte d’Ivoire» les assaillants qui ont attaqué l’aéroport du pays, ces jours-ci. Et pourtant, ces assaillants étaient tous minis d’armements lourds et se déplaçaient à motos. Quel pilote d’avion, va-t-il oser transport des motos remplis d’essence à bord d’un avion au risque de faire exploser l’appareil volant? Que disent les caméras de l’aéroport? Pourquoi les vidéos de l’aéroport de Niamey n’ont jamais été mises à disposition du grand public pour tuer toute rumeur?
L’AES a simplement décidé de sauter du combat contre les djihadistes à la bataille contre la première puissance économique de l’UEMOA pour se donner de la côte aux yeux du peuple qui pleure faim et sécurité.
Par Sam Wakouboué


































































