À l’occasion de la Journée internationale des femmes célébrée le 8 mars, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, António Guterres, appelle les dirigeants du monde à accélérer les actions en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes. Dans une tribune publiée pour cette journée, il estime que les inégalités de genre demeurent « le plus grand défi de notre époque en matière de droits humains ».
Fort de près d’une décennie à la tête de l’ONU, António Guterres souligne que les crises actuelles, conflits, pauvreté ou changements climatiques affectent particulièrement les femmes. Pourtant, affirme-t-il, celles-ci sont aussi au cœur des solutions.Dans cette perspective, le chef de l’ONU formule huit recommandations majeures pour faire progresser l’égalité femmes-hommes dans le monde.Il appelle d’abord à rééquilibrer les rapports de pouvoir, les institutions politiques et économiques restant largement dominées par les hommes. Il recommande ensuite de faire de la parité une priorité, notamment dans les postes de décision au sein des gouvernements et des organisations.Le Secrétaire général insiste également sur l’importance d’investir davantage dans les femmes et les filles, notamment dans l’éducation et la santé maternelle, des investissements qu’il juge particulièrement rentables pour les économies.Autre priorité , associer les femmes aux processus de paix, les accords étant souvent plus durables lorsqu’elles participent à leur négociation et à leur mise en œuvre, y compris dans des conflits actuels comme ceux de Gaza, en Ukraine ou au Soudan.
Par ailleurs, António Guterres appelle les États à mettre fin aux discriminations juridiques, rappelant que les femmes ne disposent encore que d’environ 64 % des droits reconnus aux hommes dans le monde.Il prône également une tolérance zéro face aux violences basées sur le genre, considérées comme une urgence mondiale.Les deux dernières recommandations portent sur la nécessité de combattre les préjugés, notamment dans le secteur des technologies où les femmes restent sous-représentées, et d’intégrer la dimension de genre dans les politiques climatiques, les femmes étant particulièrement exposées aux effets du changement climatique.
À travers ces huit orientations, le Secrétaire général de l’ONU appelle les dirigeants et les sociétés à s’engager davantage pour construire un monde plus juste et plus égalitaire. Selon lui, promouvoir l’égalité femmes-hommes constitue non seulement une exigence de droits humains, mais aussi un levier essentiel pour le développement durable et la paix.
Méité Yacouba





































































