Il brise le silence. Dans cet entretien, Nicodème Dadié Bogué,
secrétaire général de l’UDENSCI, l’Union démocratique des enseignants de second degré de Côte d’Ivoire, premier vice-président de la plateforme secteur d’éducation et formation, et secrétaire national aux finances de la centrale syndicale, plateforme nationale des travailleurs de Côte d’Ivoire, dirigée par le camarade-président Gnagna Zadi Theodore dénonce les disqualifications, qu’il juge injustifiées. Mais avant, Il dresse le bilan à mi-parcours de l’année 2026 de son organisation, qu’il estime globalement satisfaisant. Lisons !
Bonjour M. Bogué. Quel est le bilan a mi parcours de votre organisation en cette année 2026 ?
Le bilan est largement positif, parce qu’au sortir de l’Assemblée générale d’août 2025, il y a eu des recommandations . Et je pense que nous sommes sur la bonne voie .Nous avons commencé les tournées et les continuerons autour de la fin de ce mois d’avril, et la première dizaine du mois de mai ,nous acheverons les tournées.Nous irons à Mbahiakro, Kasseré, Lendjougou, Kanzra, Gohitafla, Zuénoula, Daloa, puis à Abidjan irons au lycée classique,et au lycée Saint-Marie de Cocody. Voici les dernières tournées qui nous restent. En ce qui concerne les précomptes comme , l’Assemblée générale l’a exigé, il y a encore des démarches à mener .Cependant, j’invite les militants à pouvoir déposer leurs cotisations dans les canaux habituels. Il faut savoir que, nous étions dans 36 dren sur 41, et cette année, nous avons pu pénétrer une dren, nous sommes maintenant à 37 dren. Toutefois, les dren dans lesquelles nous sommes déjà, nous avons étendu l’implantation, nous avons eu 40 nouvelles bases .Je félicite les camarades qui sont en région, ils ne font que travailler chaque jour au quotidien pour étendre la toile dans les différentes directions régionales de l’éducation nationale, et de l’alphabétisation et de l’enseignement technique. Nous allons continuer le travail et faire le point au mois d’août 2026. J’exhorte les camarades qui sont encore dans la lenteur à travailler activement pour étendre notre toile.L objectif,étant de pouvoir atteindre les 41 dren, non seulement mais dans tous les établissements du Côte d’Ivoire.
A quel groupe appartenez-vous pour le le renouvellement des instances de la Mugefci, et quel est votre sentiment après les résultats du comité électoral ?
Comme je l’ai dit tantôt, nous sommes de la plateforme nationale, précédemment du groupe MUR, Maturité, Unité et Renaissance, mais aujourd’hui nous avons fait l’alliance avec d’autres groupes, de sorte qu’aujourd’hui nous sommes l’alliance pour le bien-être des mutualistes.(ABM)Et que avec ce grand groupe, nous avons ratissé large et dirigé par le camarade Bli Blé David, secondé par le camarade Gnagna Zadi Théodore.
Nous nous sommes inscrits dans les 31 régions électorales de la côte d’ivoire. électorales, nous avons déposé une liste en bonne et due forme. Malheureusement, contre toute attente, malgré les efforts que nous avons faits, le comité électoral nous a disqualifiés dans 5 régions, notamment à Abidjan, à Daloa, à Aboisso, à Korhogo et à Boundiali.
Alors face à cette situation, nous sommes indignés, parce que ce n’est pas normal, dans la mesure où ce qu’on nous reproche, c’est une affaire des casiers judiciaires. Mais les casiers judiciaires, ce n’est pas nous qui les faisons.Si c’est dans le fond, parce qu’on recherche des casiers judiciaires pour dégager la moralité de ceux qui vont diriger la mutuelle, sinon ceux qui signent les casiers judiciaires, qu’ils soient morts, vivants ou en formation, cela ne relève pas de notre responsabilité mais du ministère de la Justice. Alors nous demandons au comité électoral de se ressaisir, pour éviter une crise inutile, parce que nous avons consulté nos bases à travers nos secrétaires régionaux,locaux. Nous n’allons pas lâcher cette affaire, et nous ne voulons pas être la cause des dérives dans ce pays.Nous faisons confiance à l’État de Côte d’Ivoire, parce que nous avons fait des recours sur le plan juridique et administratif. Sur le plan syndical, nous avons commencé à lire des motions de protestation dans les préfectures et sous-préfectures. Nous utiliserons tous les moyens légaux pour permettre ded élections inclusives. Pour les perspectives , nous sommes à l’écoute de la direction de l’Alliance pour le bien-être des mutualistes.Et. Nous avons un comité stratégique, dont je suis membre, et nous allons ensemble décider de la conduite à tenir.Mais dans tous les cas, nous n’allons pas laisser poursuivre cette forfaiture. Nous sommes en Côte d’Ivoire, nous sommes tous des Ivoiriens, nous sommes tous des fonctionnaires. Ces fonctionnaires qui ne sont pas dans les bonnes options morales, ne siègent pas, ne travaillent pas.Ils sont condamnés ou ils sont déchus de leur poste. Alors d’où vient cette crise factice que le comité électoral national veut nous imposer ? Nous disons non. Et nous sommes prêts à faire ce combat jusqu’au bout, jusqu’à la dernière goutte.Nous demandons franchement pardon à nos gouvernants, d’intervenir et de réfléchir pour ne pas que nous soyons encore dans des difficultés. Pour que la paix puisse régner en Côtes d’Ivoire. Le président de la République a besoin de paix. Pour pouvoir continuer vraiment ce qu’il a amorcé comme développement. Alors ce n’est pas la peine de le contrarier en mettant en mal la paix sociale, notamment les événements de fin d’année scolaires notamment les derniers cours, les examens de fin d’année et la santé des Ivoiriens, la fermeture des corridors, parce que c’est une affaire de fonctionnaires, ce n’est pas une affaire d’enseignants.pour éviter de bloquer tout, et ce n’est pas bon. Ce n’est pas notre objectif.Notre objectif ce n’est pas la confrontation, notre objectif c’est la résolution du problème, pour que de façon inclusive, nous puissions participer aux élections. Nous puissions aller aux élections de façon inclusive, pour élire les délégués dans une première mesure, et dans d’une seconde mesure pour élire le conseil d’administration. Franchement, nous voulons vraiment la paix, notre pays n’a pas besoin de cette crise, parce qu’on a déjà trop souffert, il y a beaucoup de soucis dans le pays, actuellement, le problème de l’électricité, le problème de nos parents, dont les fèves sont avec eux, et les graines de palmier ne sont pas payées convenablement. je crois que l’État a beaucoup de choses à faire, que de gérer une crise inutile.Alors j’invite vraiment les membres du gouvernement, le ministère des Affaires sociales, le ministère de la Fonction publique, à regarder pour que vraiment la paix puisse revenir, et que de tous participent aux élections. Au cas contraire, nous allons nous retirer, et empêcher ces élections. Parce que sans la justice sociale, nous ne nous associerons pas à cette mascarade. Nous ne sommes pas des hommes politiques, vous pouvez régler les problèmes politiques, mais si le plan social, vraiment laisser tout le monde compétir parce que nous sommes tous des fonctionnaires, nous n’avons pas de soucis.
Quel est votre dernier mot ?
Mon dernier mot va à l’endroit de mes syndiqués, qu ils continuent de cotiser, parce que sans cotisation, on ne peut rien faire. Je leur demande aussi d’être à l’écoute de leur direction, au niveau syndical comme au niveau mutualiste. Ne pas prendre des décisions, ne pas écrire.n’importe quoi sur les réseaux sociaux qui pourrait déranger le processus.Il faut garder la sérénité pour avancer. Il faut être à l’écoute de la direction. Mobilisons-nous, Soyons prêts. A l’endroit du gouvernement, comme je l’ai dit plus haut, c’est de faire l’effort d’éviter vraiment le chaos au niveau de l’administration, principalement au niveau de l’école. Parce que les gens sont déterminés.Il faut éviter cette crise. Nous sommes tous des amis, tous ceux qui sont candidats. Nous sommes des frères.Nous nous fréquentons, nous nous appelons chaque jour. Ce n’est pas la peine de mettre une division entre les fonctionnaires, parce que tous les fonctionnaires sont des camarades. Merci beaucoup.Je vous remercie. Vive la Côte d’Ivoire. Vive la paix.Vive l’UDENSCI. Vive une élection apaisée. Je vous remercie.
Entretien réalisé par Fulbert Yao





































































