Nouvellement installée à la tête de l’Ordre des sages-femmes et maïeuticiens de Côte d’Ivoire, Kouadio Kome Geronima épouse Tiemélé affiche détermination et volonté de rassembler. Entre digitalisation, redynamisation institutionnelle et restauration de l’image de la profession, la nouvelle présidente décline ses priorités dans cet entretien accordé à l’infoexpress..
Madame la Présidente, Plusieurs mois après votre élection et la passation des charges le vendredi 13 février dernier, quel regard portez-vous sur ce parcours?
Ma première impression est un sentiment profond de détermination. Nous sommes heureux que le processus ait connu un dénouement heureux. Notre priorité aujourd’hui est l’union. Nous voulons rassembler toutes les composantes de la profession afin de travailler ensemble pour le bien de la corporation et surtout pour le bien du couple mère-enfant, qui reste au cœur de notre mission.
Dans quel état avez-vous trouvé l’institution et avec quels moyens comptez-vous démarrer ?
Nous prenons les rênes avec beaucoup de réalisme. Les défis sont là, notamment sur le plan financier. Mais nous croyons au travail progressif et structuré. Avec rigueur, engagement et transparence, nous comptons redynamiser l’institution et mobiliser progressivement les ressources nécessaires à son bon fonctionnement.
Quelles seront vos premières actions à la tête de l’Ordre ?
Notre première grande action sera la digitalisation des inscriptions et du tableau de l’Ordre. Toutes les sages-femmes pourront effectuer leurs démarches en ligne, où qu’elles se trouvent sur le territoire. Cela permettra plus de transparence, d’efficacité et de modernité dans la gestion administrative. Ensuite, nous allons renforcer nos partenariats institutionnels. Nous voulons montrer notre engagement et notre disponibilité à travailler pour l’avancement de la profession.
C’est par un travail acharné, méthodique et collectif que nous parviendrons à consolider les bases financières et organisationnelles de l’Ordre.
Quel message adressez-vous aux sages-femmes et maïeuticiens de Côte d’Ivoire ?
Je voudrais leur dire que c’est ensemble que nous allons bâtir. C’est ensemble que nous relèverons le défi qui nous est lancé. J’appelle à plus de sérieux, de professionnalisme et de solidarité. Nous devons travailler à redorer l’image de notre profession. L’ancienne perception de la sage-femme doit évoluer. Cela passera par notre engagement quotidien, notre rigueur et notre sens du devoir. C’est par notre travail que nous imposerons le respect et renforcerons la crédibilité de notre corporation.
Fulbert Yao





































































