Kouassi Yao Jean-Baptiste, président de la Fédération de luttes et disciplines associées de Côte d’Ivoire (Fldaci) et Malo Jean-Noël, Directeur technique national ont exprimé leur mécontentement face à la gestion d’Allou Honoré président de la Fédération ivoirienne de lutte (Fil). Ils s’exprimaient lors d’une conférence de presse le samedi 11 mars 2026, à l’Agora de Koumassi.
Pour Kouassi Yao Jean-Baptiste, la lutte, sport ancestrale en Côte d’Ivoire, est pratiquée dans les régions, les écoles et au niveau national et international. A l’en croire, cette discipline a connu des périodes fastes, de croissance grâce à l’implication d’acteurs passionnés.
« Cependant, depuis l’année 2021, sous la mandature du président Allou Honoré, la gestion de lutte a dévié des principes fondamentaux de bonne gouvernance, de démocratie, de transparence et d’inclusion. Cette situation, à n’en point douter, nuit gravement au développement de la discipline et à son image. En effet, depuis sa prise en main de la gestion de la Fil, nous avons assisté à une gestion autocratique et cavalière de la structure, qui a d’ailleurs valu des réactions d’interpellation et de désapprobation de notre part. Ce qui nous a amené à adresser plusieurs courriers de dénonciation à lui, aux autorités ministérielles et organes en charge du sport en Côte d’Ivoire. Les faits portent essentiellement sur ce qui suit : l’exclusion systématique des acteurs historiques et bâtisseurs de la lutte ivoirienne au profit d’un réseau d’individus sans légitimité, nomme ses proches à des postes clés et ne respecte ni les textes fédéraux, ni les principes démocratiques, l’absence de transparence et de vision de développement contribuant ainsi à ignorer la lutte à sa base dans les écoles et les régions. A titre d’exemple, depuis 2021, la lutte olympique est absente des rares compétitions organisées par la FIL, pourtant c’est ce style qui nous a révélé de grands champions comme Aka Akéssé », a-t-il déclaré.
Selon lui, la formation des cadres est quasi inexistante et le projet de l’implantation de la lutte en milieu scolaire, initié en 2018 par la Direction technique national d’alors, sous le mandat du Dr Obrou Raoul, connait depuis Novembre 2019, un arrêt brutal. « Ce sont toutes ces raisons ci-dessus évoquées non-exhaustives qui ont poussés les quatre membres fondateurs (éminents et expérimentés cadres de lutte), ayant été exclus de la Fil par la direction actuelle à aboutir à la création de la Fédération de luttes et disciplines associées de Côte d’Ivoire le 10 mai 2025, à l’Agora de Koumassi », a-t-il expliqué.
Dévoilant les perspectives de la Fldaci, Kouassi Yao Jean-Baptiste a indiqué que la fédération qu’ il préside entend privilégier une gouvernance démocratique, transparente et inclusive faisant appel à tous les acteurs et anciens de la lutte ; mettre en valeur un plan stratégique orienté vers la formation, les compétitions, la détection des jeunes talents, l’élite et l’implantation de la lutte en milieu scolaire, universitaire et rural ; offrir le meilleur encadrement pédagogique et sportif aux étudiants de l’Injs en entraînement sportif, particulièrement à ceux de Licence 3, le Master 1 et 2… Malo Jean-Noël, Directeur technique national de la Fldaci, a, pour sa part, indiqué que la création de la Fldaci ne constitue pas une division en soi, mais plutôt une réponse appropriée à la crise actuelle.
« Elle contribue surtout à une restauration historique de la discipline « lutte », afin de redonner espoir aux acteurs et anciens champions, de promouvoir les disciplines associées et surtout d’explorer des secteurs sensibles pour une implantation effective en Côte d’Ivoire », a-t-il clarifié.
G.K





































































