Le Qatar a crié son ras-le-bol devant les violations répétées par Israël du cessez-le-feu instauré à Gaza sous sa houlette. Doha a condamné ce samedi 31 janvier 2026, « les violations israéliennes répétées » du cessez-le-feu à Gaza, après des frappes meurtrières de l’armée israélienne sur le territoire palestinien, a affirmé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
Le Qatar, pays médiateur dans la guerre à Gaza, a qualifié ces frappes de « dangereuse escalade » susceptible « de compromettre les efforts régionaux et internationaux visant à consolider la trêve ».
Le Qatar, qui a contribué avec Le Caire et Washington à arracher un accord de cessez-le-feu, entré en vigueur le 10 octobre, a estimé qu’elles constituaient « une menace directe pour le processus politique en cours » et appelé Israël à « respecter pleinement » les termes de l’accord.Des frappes aériennes israéliennes ont fait au moins 32 morts samedi, selon la Défense civile, dont des femmes et des enfants, dans la bande de Gaza, où la trêve est très précaire.
De son côté, Israël a dit avoir mené des frappes en réponse à des violations du cessez-le-feu.Si des personnes ont été tuées presque quotidiennement dans des bombardements à Gaza depuis l’entrée en vigueur de la trêve avec le mouvement islamiste Hamas en octobre, les frappes de samedi sont particulièrement meurtrières.
« Des appartements, des tentes, des abris et un commissariat ont été visés », a précisé le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal.
Dans le quartier de Rimal à Gaza, un logement a été soufflé par l’explosion. « Trois filles sont mortes dans leur sommeil. Nous avons retrouvé leur corps dans la rue, a déclaré un proche, Samer al-Atbash, alors que des traces de sang étaient visibles.Les bombardements de Gaza par Israël ont fait plus de 71.000 morts, chiffre de la défense civile reconnu par l’Etat hébreu.
L’armée israélienne accepte le décompte palestinien selon lequel plus de 70 000 personnes ont été tuées depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza.Interrogé le 29 janvier 2026, un responsable militaire répond qu’il n’y a pas de commentaire, ni de démenti, sur ces chiffres, mais précise en revanche que « les détails publiés [par la presse israélienne] ne reflètent pas les données officielles. Toute publication sur cette affaire sera diffusée par des canaux officiels ».
La très grande majorité des Palestiniens morts sont des civils : 83% affirmait en août une enquête de plusieurs médias. Les militaires israéliens disent aujourd’hui travailler à une évaluation de la répartition entre civils et combattants.



































































