À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes (JIF) 2026, ce samedi 7 mars à Soubré, le substitut du procureur près le tribunal de première instance de Soubré, Gnamien Koffi, a annoncé un durcissement de la réponse judiciaire face aux violences commises dans les couples.
Intervenant lors d’une conférence publique organisée dans le cadre de cette commémoration, le magistrat a indiqué que le parquet de Soubré entend désormais mettre fin à certaines pratiques qui entravent le traitement judiciaire des plaintes pour violences conjugales.Selon lui, de nombreuses femmes victimes de violences déposent plainte avant de revenir quelques jours plus tard demander l’arrêt des poursuites sous la pression familiale ou communautaire.
« Quand vous arrivez et que vous portez plainte et que nous enclenchons l’action publique, c’est vous-mêmes, deux jours après, qui ramassez tout le village, le chef des imams, le prêtre et les pasteurs pour venir envahir nos bureaux », a-t-il déploré.
Face à cette situation, le parquet entend changer de méthode. « Désormais, les procédures que nous classons souvent sans suite dans le cadre des violences faites dans les couples, nous n’allons plus les accepter », a-t-il prévenu.
Le substitut du procureur a ainsi invité les victimes à mesurer la portée de leur démarche avant de saisir la justice. « Avant de venir porter plainte, réfléchissez bien. Si vous avez porté plainte, nous irons jusqu’au bout », a-t-il insisté, rappelant que la loi protège les femmes contre toutes formes de violences, y compris dans le cadre d’une relation amoureuse.« Au nom de l’amour, on ne doit pas frapper quelqu’un », a martelé le magistrat.
Abordant également la question des violences sexuelles impliquant des mineures, Gnamien Koffi a rappelé que la loi est particulièrement stricte en la matière. Selon lui, toute relation sexuelle avec une jeune fille de moins de 15 ans constitue un viol au regard de la législation.
« Toutes nos jeunes filles qui n’ont pas encore 15 ans révolus et qui ont des relations intimes sont considérées comme victimes de viol », a-t-il souligné, appelant les populations à la vigilance.
Le magistrat a enfin assuré que le tribunal de Soubré restera ferme dans l’application de la loi afin de protéger les femmes et les jeunes filles. « Nous ne laissons rien passer. Nous agissons pour protéger notre jeunesse et pour protéger les femmes », a-t-il conclu.
Méité Yacouba





































































