Dans une déclaration publiée sur sa page facebook en debut de matinée du dimanche 22 mars 2026, puis supprimée quelques heures après, Jean François Kouassi s’en est pris directement au Président de la République Alassane Ouattara. Dénonçant pêle-mêle les coupures d’électricité dont celle qui a lieu dans la nuit du samedi au dimanche, la cherté de la vie, il est allé même à coller au président, un train de vie jugé « fastueux ».
Une question se pose cependant après cette sortie qui a crée la polémique : Que risque-t-il sur le plan judiciaire ?
En Côte d’Ivoire, il est vrai que tout citoyen a le droit de critiquer l’action publique. Cependant, cette liberté n’est pas absolue. Elle trouve ses limites dans la loi, notamment lorsqu’elle touche à l’honneur des institutions ou à la réputation des personnes.
Dans le cas présent, certains passages de la déclaration de Jean François Kouassi peuvent lui porter préjudice. D’abord, en appelant ouvertement le Président à démissionner et en évoquant un « train de vie injuste et cynique », l’auteur franchit une ligne qui peut être interprétée comme une offense au Chef de l’État.
Autre point : les accusations liées aux « voyages fastueux aux frais du contribuable ». Si ces affirmations ne sont pas étayées par des éléments concrets, elles peuvent être assimilées à de la diffamation. En droit, accuser publiquement une autorité sans preuve expose son auteur à des sanctions, allant d’amendes à des poursuites judiciaires plus lourdes.
Ce type de discours peut être aussi perçu comme de nature à troubler l’ordre public, surtout s’il a suscité depuis sa publication, une indignation collective.
En clair, Jean François Kouassi s’expose à : des poursuites pour offense au Chef de l’État, des accusations de diffamation en l’absence de preuves, voire une interpellation pour trouble à l’ordre public. Comme quoi, la parole est libre, mais jamais sans conséquences.
Fulbert Yao






































































