L’excellence académique a été célébrée à l’Université Félix Houphouët-Boigny.
Le vendredi 27 mars 2026, près de 2 000 impétrants ont reçu leurs diplômes de fin de cycle, à l’occasion d’une cérémonie de graduation des étudiants de Licence de l’Unité de Formation et de Recherche en Sciences juridiques, administratives et politiques (UFR SJAP), dénommée « Award des Juristes », sur le terrain de l’Université.

Dans son adresse à cette occasion, le doyen de l’UFR SJAP, le professeur Gadji Abraham, a dressé le bilan de sa gestion depuis sa nomination en décembre 2022.
Il a notamment rappelé les réformes engagées pour normaliser le calendrier universitaire, longtemps marqué par des retards.
« Aujourd’hui, les années académiques sont stabilisées. Nous savons désormais quand elles commencent et surtout quand elles prennent fin », s’est-il félicité, annonçant qu’à terme, les cours s’achèveront au plus tard à la mi-juillet, avec un encadrement pédagogique renforcé.
Aussi, le professeur Gadji Abraham a insisté sur la nécessité de conjuguer rigueur, travail et ambition, tout en rejetant les idées extrêmes selon lesquelles la réussite en droit serait soit difficile, soit impossible.
« Avec de la détermination et du travail, il est possible d’atteindre les plus hauts niveaux dans la carrière universitaire », a-t-il affirmé, invitant les étudiants à s’engager davantage dans la recherche et l’enseignement supérieur.
Il a par ailleurs attiré l’attention sur le déficit d’enseignants de rang magistral dans les universités, appelant les jeunes juristes à embrasser la carrière académique afin de relever ce défi majeur pour le système éducatif ivoirien.
Pour les awards 2027, le Doyen promet de « mobiliser au moins 3 à 4 000 personnes » et de faire « des démarches pour que le ministre soit présent ».

Parrain de l’événement, Me Blessy Christosome, avocat au barreau de Côte d’Ivoire et député a rendu un hommage aux parents, notamment aux mères pour les sacrifices consentis dans la formation de leurs enfants.
Le parrain a exhorté en outre les nouveaux diplômés à la persévérance et à la rigueur dans le travail, soulignant que l’obtention de la licence ne constitue qu’une étape.
« Vous n’êtes pas encore arrivés. Cela ne fait que commencer. Le droit exige un travail permanent, une curiosité constante et une capacité d’adaptation aux évolutions de la société », a-t-il martelé.
Il a notamment attiré l’attention sur les nouveaux défis juridiques liés aux mutations contemporaines, tels que les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle, appelant les futurs juristes à se préparer à y faire face.
« Le juriste n’arrête jamais d’être curieux. Il doit toujours être en train de chercher.Parce que le droit Le droit Évolue tous les jours. Des choses nouvelles arrivent. Mais qui parlait des réseaux sociaux? Personne ne parlait des réseaux sociaux avant-hier.Non, aujourd’hui Les réseaux sociaux existent Qui développent des systèmes de responsabilité Civils, partout Des responsabilités collectives Dont vous, juriste, futur magistrat ou avocat Aurez forcément à vous occuper. Qui parlait de l’IA? Personne ne parlait de l’IA. Mais qui développe aujourd’hui Des aspects très graves de la société ivoirienne Dont vous, avocat, magistrat, juriste d’entreprise Vous serez obligés de vous occuper.Un juriste n’arrête jamais de se construire. Un juriste n’est pas celui qui connaît ses cours d’amphi. Un juriste, ce n’est pas celui qui réussit aux examens chaque année.Le juriste se construit tous les jours Par sa curiosité et sa capacité à modéliser Ce qui est en train de venir dans la société. Vous serez amenés à plaider sur n’importe quel sujet Vous croyez, vous ne croyez pas. Vous serez obligés de plaider devant n’importe quel jury N’importe quel magistrat Je serai amené à plaider un jour devant vous Parce que vous serez magistrat Et que je resterai avocat Mais pendant que vous me recevez au prétoire N’oubliez pas que le but du jeu n’est pas de me faire plaisir Mais de dire le droit Et vous devez dire le droit en toutes circonstances », a t il indiqué.
Par ailleurs, annonçant son départ prochain à la retraite après plusieurs décennies d’enseignement entamées en 1989, il a exprimé le souhait de voir cette promotion se retrouver dans les années à venir pour célébrer son insertion réussie dans la vie professionnelle.
Enfin, le parrain a salué les efforts du doyen de l’UFR SJAP pour le retour à la normalisation du calendrier universitaire et l’amélioration du climat au sein de la faculté, tout en plaidant pour une plus grande implication des anciens enseignants et professionnels du droit dans la vie académique.
« Le doyen Abraham est en train de réussir ce que nous ne croyons plus être possible.La faculté de droit devient normale et parce que c’est normal, on n’a pas peur de vous fréquenter », a t il souligné.

Me Gue Honoré Yakan, représentant de Mme la bâtonnière Florence Loan Messan a témoigné de son soutien aux nouveaux diplômés et exprimer sa fierté face à cette étape importante de leur parcours.
Le délégué général de la faculté Kipré Yannick, a au nom des récipiendaires exprimé sa gratitude pour les épreuves qui les ont forgé.
Fulbert Yao





































































