A la faveur de la Journée internationale des Femmes, l’Association des Femmes du Secteur de l’Hôtellerie de Côte d’Ivoire (AFSHCI) a organisé, ce mercredi 11 mars 2026, à Yamoussoukro, un Panel autour du thème « Justice pour toutes : Agir pour les femmes de l’hôtellerie de Côte d’Ivoire ».
Selon la présidente Djénéba Dosso, ce thème n’est pas un slogan mais un appel à l’action. Car, pour elle, la justice signifie l’égalité réelle des chances, des promotions basées sur le mérite, un environnement de travail respectueux et sécurisé et une place légitime des femmes aux tables de décision. Elle a invité ses camarades à la lucidité. « La justice ne tombe pas du ciel. Elle se construit par le courage. Elle se renforce par la solidarité. Elle s’impose par la compétence et la persévérance. », a-t-insisté. « Combien de talents féminins restent encore dans l’ombre ? Combien de compétences ne sont pas reconnues à leur juste valeur ? Combien de femmes hésitent encore à lever la main pour accéder à des postes de responsabilité ? », autant de questions qui ont permis aux panelistes d’éclairer la lanterne des femmes du secteur de l’hôtellerie. Monsieur Dati Mathieu a proposé le mentorat comme solution pour accompagner les jeunes filles dans l’évolution de leurs carrières. « Vous avez traversé des moments difficiles avant d’arriver à ce niveau de responsabilité. Vous devez, à partir des associations, de vos organisations, commencer à communiquer, à sensibiliser, à former des jeunes filles. La chance qu’on a dans le secteur de l’hôtelier, c’est qu’on peut partir de plongeur et devenir directeur. », a-t-il fait observer. A ce propos, Mme Kouamé Germaine Epse Fofana, directrice d’exploitation a exhorté les filles à la prise d’initiatives pour gravir les échelons. On a la capacité de diriger ce pays. On a la capacité d’être partout. On peut tout faire. Qu’on ait des diplômes ou pas, il faut avoir l’envie de pouvoir avancer, de vouloir avancer. Il y a plein de dames qui ont cette capacité, qui peuvent travailler, qu’il faut qu’on puisse vraiment aider à accéder à des postes de responsabilité. Essayez, vous verrez ! », a-t-elle galvanisé. Mme Ouattara Maria, professeur d’éducation permanente, a dénoncé l’égoïsme masculin qui pose à l’ascension professionnelle des femmes. « Tant que les hommes ne vont pas mettre un peu d’eau dans leur vin, beaucoup de femmes avec des compétences inouïes, pouvant vraiment transcender dans n’importe quel domaine, vont toujours rester paralysées. Il faut que nos hommes acceptent que les femmes, douées de l’intelligence qu’elles ont, puissent vraiment faire autre chose que rester à la maison pour s’occuper des enfants ou d’eux. On peut toujours le faire, mais acceptez qu’on puisse s’épanouir aussi à travers le travail qui nous plaît. », recommande-t-elle vivement. Pour sa part, Kouamé Eugenie Epse Djè, juriste consultante, a dévoilé la batterie des lois qui protègent la femme salariée. Elle les a invitées à connaitre leurs droits afin de ne pas être victimes de certains abus dans leurs lieux de travail. L’AFSHCI née le 3 février 2025 est une organisation rassemble des professionnelles issues de plusieurs métiers du secteur hôtelier et touristique : réception, hébergement, restauration, management hôtelier, formation, entrepreneuriat et services touristiques. Elle initie des rencontres professionnelles et panels, des formations et programmes de renforcement de capacités et des initiatives de mentorat pour les jeunes femmes du secteur et des actions de solidarité pour valoriser les talents féminins.
Traoré Yacouba Diarra






































































