Les lampions se sont éteints le mercredi 31 décembre sur la deuxième législature de la Troisième République, entamée le 30 mars 2021.
La cérémonie solennelle de clôture s’est tenue à l’Hémicycle en présence de plusieurs hautes personnalités, dont la présidente du Sénat, Kandia Camara, représentant le Président de la République.
Dans son allocution, le président de l’Assemblée nationale est revenu sur les travaux majeurs ayant marqué cette session, largement consacrée à l’examen des textes budgétaires. Les députés ont ainsi adopté la loi de règlement du budget de l’État pour l’année 2024, ainsi que la loi de finances portant budget de l’État pour l’exercice 2026.
À ce titre, Adama Bictogo a mis en lumière la progression significative du budget de l’État, qui s’établit à 17 350,2 milliards de FCFA en 2026, contre 15 339,2 milliards de FCFA en 2025, soit une hausse de 13,1 %. Une évolution qui, selon lui, traduit la solidité et la résilience de l’économie ivoirienne, sous la conduite du Président de la République.
Actualité politique oblige, le président de l’Assemblée nationale s’est également exprimé sur les élections législatives du 27 décembre dernier. Il s’est réjoui du « climat apaisé » ayant prévalu tout au long du processus électoral, saluant la maturité démocratique et le sens des responsabilités des acteurs politiques.
Profitant de cette tribune, Adama Bictogo a dressé le bilan global de son quinquennat à la tête du Parlement. Un bilan qu’il a qualifié de satisfaisant, marqué par la stabilité institutionnelle et l’intensité du travail législatif : trois séances de questions orales avec débat, neuf séances d’information parlementaire et pas moins de 168 textes adoptés dans des domaines stratégiques tels que les infrastructures, la sécurité sociale, la défense et la modernisation de la gestion publique.
Ce bilan, a-t-il souligné, illustre la qualité du partenariat entre l’Exécutif et le Législatif, au service du développement et de la transformation structurelle du pays.
Au-delà des chiffres, le président de l’Assemblée nationale est revenu sur sa vision à la tête de l’Institution, articulée autour de quatre axes majeurs : la consolidation d’une véritable « famille parlementaire », l’évaluation des politiques publiques, le renforcement de la diplomatie parlementaire et la modernisation du travail législatif. Sur ce dernier point, l’introduction de l’intelligence artificielle et le déploiement du concept d’« e-parlement » ont été présentés comme des avancées majeures, inscrivant l’Assemblée nationale dans la modernité.
Homme de dialogue et de consensus, Adama Bictogo a rendu un vibrant hommage à l’ensemble des députés, toutes sensibilités politiques confondues, saluant leur engagement au service de la Nation. Il a également exprimé son soutien aux députés sortants et eu une pensée pieuse pour les élus disparus au cours de cette législature.
La prochaine législature s’ouvrira le 19 janvier 2026, avec l’entrée en fonction des députés réélus et des nouveaux élus, appelés à poursuivre l’œuvre parlementaire dans un esprit de responsabilité et de cohésion nationale.








































































