Un protocole d’accord stratégique a été signé, le vendredi 10 avril 2026 au siège de Mayelia Participations à Marcory, entre le ministère délégué chargé de l’Enseignement Technique et le groupe privé Mayelia. Cette convention vise à rapprocher formation et employabilité afin d’accompagner l’industrialisation du pays par le développement du capital humain. « La vision du président de la République est d’accompagner l’industrialisation de notre pays par des compétences techniques bien formées. L’objectif national : porter à 15 % la part des apprenants orientés vers l’enseignement technique d’ici 2030 contre 5 % aujourd’hui », a souligné le ministre Jean-Louis Moulot. A l’en croire, les axes prioritaires sont la territorialisation de la formation, l’attractivité des filières pour les filles et le développement du système dual école-entreprise. Puis, le ministre Jean-Louis Moulot a salué l’engagement financier et opérationnel de Mayelia, qui se matérialise déjà par l’équipement et la réhabilitation d’établissements techniques, l’installation de simulateurs et l’accueil d’apprenants en alternance.
Le PDG de Mayelia, David Fofana, a confirmé l’appui du groupe à la politique publique : « Nous ferons de notre mieux pour accompagner le gouvernement dans cette mission. » Mayelia s’engage notamment à accueillir des stagiaires au sein de Mayelia Academy et des filiales spécialisées en mécanique, électromécanique et informatique. Le groupe prévoit également de renforcer la formation par alternance afin de réduire l’écart entre l’offre et la demande d’emploi.
Dominique Gouvernayre, le président, a rappelé le profil de Mayelia : créé en 2020, le groupe compte plus de 600 collaborateurs, cumule 30 milliards d’investissements, dispose d’une présence régionale et affiche une forte orientation sociale axée sur l’insertion des jeunes, la promotion du genre et la digitalisation. Mayelia Academy est positionnée comme le hub central pour la professionnalisation et l’adaptation des formations aux réalités du terrain.
La démarche pédagogique annoncée se veut pragmatique : immersion professionnelle, utilisation de simulateurs pour véhicules légers et poids lourds, stages en entreprise et co-construction de référentiels métiers couvrant notamment le contrôle technique, le diagnostic électronique, la transition énergétique et les mobilités intelligentes. Le protocole, d’une durée de trois ans renouvelables, prévoit la création d’un comité technique paritaire chargé du suivi, de l’élaboration de plans annuels et de l’évaluation des résultats.
L’enjeu est désormais de traduire ces engagements en actions tangibles en développant des parcours véritablement professionnalisants et garantissant des stages efficaces et favoriser une insertion durable des jeunes dans un marché du travail en constante évolution. La cérémonie s’est achevée par la signature officielle du protocole, suivie de prises de vue et d’échanges avec la presse, marquant le lancement d’un partenariat public-privé structuré et appelé à être suivi dans la durée.
Fulbert Yao avec Sercom






































































