Le président américain, Donald Trump affirme avoir annulé in extremis les attaques contre l’Iran qui devaient avoir lieu ce mardi 19 mai 2026. Il soutient que cette trêve est le fruit de la médiation diplomatique gagnante de plusieurs pays du golfe dont le Qatar. Le ministre saoudien des Affaires étrangères s’est entretenu avec ses homologues qatarien et émirien, également égyptien. Au même moment, le chef de la diplomatie qatarienne a, lui, également parlé avec les ministres jordanien et turc. Dans leurs communiqués autour de ces médiations diplomatiques, Doha et Riyad ont souligné leur attachement au processus diplomatique en cours. Pour le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, Cheick Mohammed ben Abderrahmane Al Thani, une entente entre l’Iran et les États-Unis offrirait la possibilité de déboucher « sur un accord durable capable d’empêcher une nouvelle escalade », mais il juge que les efforts diplomatiques « nécessitent plus de temps ». Puis le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères de renchérir : « Nous soutenons les efforts diplomatiques menés par le Pakistan (…) pour rapprocher les parties et trouver une solution, et nous pensons qu’ils nécessitent plus de temps », a affirmé Majed al-Ansari, lors d’une conférence de presse à Doha.
Le ministère qatari a affirmé que la fermeture du détroit d’Ormuz constituerait une violation totale du droit international, appelant au respect strict de la liberté de navigation dans cette voie maritime stratégique. Majed al-Ansari, a ainsi rappelé qu’en vertu du droit international, aucun pays riverain n’a le droit d’entraver le passage des navires, tout en précisant qu’il n’existait actuellement aucune disposition ni aucun arrangement particulier concernant l’exportation des produits énergétiques. Mais, « nous voulons protéger les populations de la région, qui seraient les principales perdantes » en cas d’escalade, a-t-il ajouté.
Le Qatar a soutenu le processus de cessez-le-feu et s’est engagé dans un effort de médiation complémentaire—notamment en coordination avec les démarches menées par le Pakistan—pour tenter de stabiliser la situation dans le détroit d’Ormuz. Malgré les lourds dommages subis par ses infrastructures gazières et ses aéroports lors des précédentes attaques iraniennes, Doha maintient toujours des canaux de communication ouverts avec Téhéran. Le petit pays gazier insiste sur le fait qu’une désescalade globale est nécessaire pour éviter une déstabilisation de toute la région du Moyen-Orient.
Nomel Essis avec RFI et ahram info





































































