Les femmes de la Mutuelle Autonome des Enseignants du Secteur Public de Côte d’Ivoire (Maeci) savent désormais faire la différence entre vie professionnelle et vie familiale.
Elles ont été instruites à cet effet, le vendredi 10 avril 2026, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, au nouveau siège de l’organisation sis à Cocody Abatta.

A l’ouverture de la cérémonie, le président du Conseil d’administration de la Maeci Zadi Gnagna Theodore a salué la pérennisation de cette tradition au sein de la mutuelle, qui est «en pleine croissance ».
Il s’est en outre félicité des performances de la mutuelle qui « depuis environ six ans, contribue à offrir une couverture de santé accessible et à améliorer les conditions de vie de nos collègues ». Mais bien plus « participe au développement du pays en offrant des opportunités d’emploi à de nombreux jeunes diplômés ».

Cette célébration de la Journée internationale de la femme a été rehaussée par une conférence animée par la psychopédagogue Mme Odile Pohann sur le thème : « conciliation vie professionnelle et vie familiale »
Ce thème a été l’occasion pour elle, d’appeler les femmes à faire preuve d’organisation, d’autonomie et de lucidité dans la gestion de leur quotidien, afin de mieux concilier vie professionnelle et vie familiale.
La conférencière a qualifié la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale de « plus grand défi de la femme moderne ».
« La femme veut tout réussir : sa carrière et sa famille. Mais il faut être réaliste, on n’est pas des “Wonder Woman” », a-t-elle prévenu.
Selon elle, la confusion entre les espaces de vie constitue une erreur fréquente. « La maison ne doit pas devenir un bureau bis. De même, le lieu de travail ne peut pas devenir une maison bis », a-t-elle expliqué, dénonçant les pratiques consistant à ramener systématiquement le travail à domicile.
Poursuivant, Odile Pohann a insisté sur la nécessité de planifier et d’identifier clairement ses priorités. «L’équilibre entre vie professionnelle et vie familiale n’est ni un droit ni un avantage. C’est une construction personnelle. On ne peut pas demander à son supérieur de créer cet équilibre à notre place », a-t-elle affirmé.
Elle a par ailleurs dénoncé la « violence économique », appelant à une évolution des mentalités, y compris dans les couples.
Abordant la question de l’estime de soi, Mme Pohann a encouragé les femmes à prendre soin d’elles-mêmes : « Il faut du temps pour le repos, les loisirs, la méditation. On ne peut pas donner ce qu’on n’a pas. »
Concernant la vie professionnelle, elle a exhorté les femmes de la Maeci à adopter une posture de compétence.
« Ne vous voyez pas comme des femmes au travail, mais comme des compétences. Le respect vient de la qualité du travail fourni et du respect des délais », a-t-elle insisté.
Sur le plan familial, Mme Pohann a rappelé l’importance de la communication et de la présence affective. « La réussite professionnelle est importante, mais la réussite familiale donne un sens profond à la vie. La famille ne met pas à la retraite. C’est elle qui reste au soir de la vie. On ne peut pas tout faire seul. Il faut déléguer et créer une solidarité familiale. Ce n’est pas la quantité de temps qui compte, mais la qualité », a-t-elle précisé.
Évoquant les enfants, elle a souligné qu’un enfant a besoin de sentir la présence de ses parents, recommandant des gestes simples mais réguliers pour maintenir ce lien.
« Concilier vie professionnelle et vie familiale demande organisation, dialogue, solidarité et équilibre personnel », a-t-elle conclu, appelant les femmes de la Maeci à être actrice de leur propre épanouissement .
Fulbert Yao






































































