Depuis 2011, le président Alassane Ouattara a profondément transformé la Côte d’Ivoire à travers un ambitieux programme d’infrastructures, avec la construction de plus de 8 100 km de routes bitumées, ainsi que de nombreux ponts et échangeurs. Cette modernisation contribue à fluidifier la circulation, à désenclaver les régions et à améliorer le quotidien des populations.
Avec Alassane Ouattara, la Côte d’Ivoire change de visage, notamment à travers les routes bitumées, les ponts et les échangeurs réalisés. Ces avancées suscitent des critiques de l’opposition, qui remet en question l’ampleur des réalisations. Pourtant, depuis 2011, les infrastructures routières se multiplient sur l’ensemble du territoire, au point que certains Ivoiriens ont surnommé le chef de l’État « Madou Goudron ».
Dans le district d’Abidjan, plusieurs ponts et échangeurs ont été construits afin de réduire les embouteillages. D’Abobo à Yopougon, en passant par Cocody, Faya, Koumassi et Port-Bouët, les conditions de circulation se sont nettement améliorées. Avant la construction de l’échangeur du rond-point de la mairie d’Abobo et du tunnel, le trajet Adjamé-Abobo pouvait durer jusqu’à deux heures en raison des embouteillages. Aujourd’hui, ce temps est réduit à moins de 30 minutes.
L’échangeur du grand carrefour de Koumassi, désormais opérationnel, améliore également la fluidité du trafic dans la zone sud, un axe longtemps saturé, notamment aux heures de pointe.
Parallèlement, plusieurs chantiers sont en cours, notamment les échangeurs de l’École de police, du carrefour Riviera 3 et du carrefour Palmeraie. Lancés le 20 avril 2023 par Patrick Achi, alors Premier ministre, ces ouvrages devraient améliorer la circulation sur le boulevard Koffi Gadeau (ex-boulevard Mitterrand).
La voie de contournement Y4 d’Abidjan (26,5 km), conçue comme une autoroute en 2×2 voies, vise à décongestionner le centre-ville en reliant Cocody, Anyama (stade d’Ebimpé), Songon et Port-Bouët. Elle contribuera à améliorer la mobilité urbaine et la sécurité routière dans le nord d’Abidjan.
Le pont Henri-Konan-Bédié, l’échangeur de l’Amitié ivoiro-japonaise ainsi que celui du boulevard Valéry Giscard d’Estaing ont également contribué à transformer la physionomie de la capitale économique, en réduisant significativement les embouteillages.
Au-delà d’Abidjan, le bitumage des routes et la construction de ponts ont permis de désenclaver plusieurs localités. Des zones naguère difficiles d’accès, comme Béoumi, Bettié ou Jacqueville, sont aujourd’hui aisément accessibles.
Dans cette dynamique, le chef de l’État a réaffirmé sa volonté de poursuivre les investissements en direction des zones rurales : « Cette dynamique de construction des infrastructures socio-économiques se poursuivra en direction des zones rurales (…) », a-t-il déclaré lors du lancement de sa campagne, le 11 octobre à Daloa.
Depuis son accession au pouvoir, le président Ouattara a engagé un programme visant à relier tous les chefs-lieux de département par des routes bitumées. Des projets comme les axes Man-Kouibly (45 km) et Guiglo-Taï (84 km), annoncés pour cette année, devraient soulager les populations concernées.
D’autres axes structurants ont été réalisés, notamment Tiéningboué-Mankono (60 km) et Boundiali-Odienné (134 km), tandis que plusieurs routes dégradées ont été réhabilitées. Les villes de Man, San Pedro, Aboisso, Danané, Adzopé et Méagui bénéficient désormais d’une meilleure desserte.
Les axes Yamoussoukro-Bouaflé-Daloa (135 km) et Ferkessédougou-Ouangolo (46 km) offrent aujourd’hui de meilleures conditions de circulation. D’autres projets sont en cours, notamment Divo-Guitry (76 km), Bloléquin-Toulepleu (65 km), Touba-Séguéla (170 km) et Séguéla-Mankono (65 km).
Le bitumage de routes comme Boundiali-Odienné ou Bouna-Doropo-frontière Burkina Faso facilite désormais le transport des produits agricoles vers les grands centres urbains et les ports.
Autrefois, l’axe Abidjan-San Pedro, appelé « la côtière », était largement évité par les automobilistes en raison de son état dégradé. Aujourd’hui, sa réhabilitation permet de relier plus directement ces deux villes, mettant fin à un long détour via Gagnoa.
Depuis 2011, la Côte d’Ivoire connaît une transformation significative de son réseau routier. De l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud, en passant par le Centre, aucune région n’est en marge. Le réseau routier bitumé est ainsi passé d’environ 6 500 km à plus de 9 200 km en 2025.
Georges Kouamé






































































