En posant le pied sur le tarmac de l’aéroport international Jomo Kenyatta dès le samedi 9 mai au soir, le président ivoirien Alassane Ouattara (ADO) a damé le pion à ses pairs. Accueilli par la secrétaire d’État kényane au Tourisme, Rebecca Miano, le chef de l’État ivoirien signe ici une arrivée millimétrée, confirmant son statut de doyen et de pivot incontournable de l’axe Paris-Abidjan, alors que s’ouvre le sommet de haut niveau Afrique-France.
Avant même l’ouverture officielle du forum le 11 mai, l’agenda du chef de l’exécutif ivoirien le dimanche a témoigné d’une volonté de ratisser large, bien au-delà de sa zone d’influence habituelle en Afrique de l’Ouest.
Le tête-à-tête avec William Ruto.Cet entretien avec l’hôte kényan devrait se concentrer sur l’architecture financière mondiale et la réforme de la fiscalité internationale, deux chevaux de bataille communs aux deux présidents.
La rencontre avec le Botswanais Duma Boko illustre la volonté d’Abidjan de diversifier ses partenariats économiques, notamment dans les secteurs minier et technologique.
Ouattara recevra ensuite le général Brice Clotaire Oligui Nguema. Au menu : le processus de transition à Libreville et le retour progressif du Gabon au sein des instances de l’Union africaine, où la voix de la Côte d’Ivoire pèse lourd.
Le tour de table s’achèvera avec Joseph Boakai (Liberia), pour évoquer les enjeux sécuritaires frontaliers et la coopération énergétique au sein de l’espace Mano River.








































































