C’est une étape majeure dans la vulgarisation du e-learning en Côte d’Ivoire. Le Directeur de Cabinet adjoint au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Djimbala Diakité a procédé ce lundi 4 mai 2026, à l’ouverture de l’atelier de lancement consacré de la mise en œuvre de la composante e-learning du projet Africa Connect Digital Campus (ACDC). Une initiative ambitieuse, au service du développement des compétences, est portée au plan national par l’Université Virtuelle de Côte d’Ivoire et son président Prof. Koné Tiémoman. Organisée à l’hôtel Tiama à Abidjan-Plateau, cette cérémonie d’ouverture a réuni plusieurs personnalités dont la Directrice Régionale Afrique de l’Ouest de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), Ouidad Tebbaa et Maïva Vercoutere, Représentante de la Délégation de l’Union Europénne en Côte d’Ivoire, ainsi que les acteurs du monde universitaire.
Mis en œuvre par un consortium composé de l’AUF, d’Expertise France et de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) au bénéfice de l’Université Virtuelle de Côte d’Ivoire (UVCI), le projet ACDC accompagne les universités et les réseaux nationaux de recherche et d’éducation dans leur transformation digitale. Financé par l’Union européenne, il ambitionne, de façon pratique, à renforcer durablement les capacités des systèmes d’enseignement supérieur en Afrique de l’Ouest à travers le développement du numérique éducatif.
Dans ce cadre, les 40 enseignants sélectionnés par l’UVCI prennent part à des sessions intensives de formation, d’échanges et de co-construction. Ces activités portent notamment sur la conception de cours en ligne, l’utilisation des plateformes numériques, la production de ressources pédagogiques digitales, et l’intégration des outils du e-learning dans les pratiques d’enseignement. « Le gouvernement a fait le choix stratégique d’investir prioritairement dans l’éducation et la formation, la richesse scientifique et d’innovation, la digitalisation des services publics et l’économie du savoir », a confié M. Djimbala Diakité, qui représentait le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Adama Diawara. Selon lui, les autorités ivoiriennes sont convaincues qu’une nation ne peut atteindre l’émergence durable sans une université forte, moderne et compétitive. « Le projet Africa Connect Digital Campus s’inscrit pleinement dans cette vision nationale. Il contribue directement aux objectifs du PND visant l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur, les enregistrements de l’accès à la formation universitaire, le développement des compétences numériques et le renforcement de l’intégration scientifique régionale », a-t-il révélé. Et le Directeur de cabinet adjoint d’ajouter : « A travers cette initiative, la Côte d’Ivoire poursuit la construction d’un système universitaire capable de répondre aux défis démographiques, technologiques et économiques du XXIe siècle ».
Tout en saluant la coopération exemplaire entre l’État de Côte d’Ivoire et les partenaires impliqués dans la réalisation de ce projet, il a fait savoir que cette synergie traduit un engagement commun en faveur d’un espace africain de l’enseignement supérieur interconnecté, innovant et compétitif.
S’adressant aux enseignants bénéficiaires, il a déclaré : « Vous êtes les pionniers de cette nouvelle étape. Les compétences que vous développez contribueront directement à la modernisation pédagogique de nos universités. Le gouvernement attend de vous que les premiers cours numériques issus de ce programme deviennent des références nationales et régionales », a-t-il lancé à l’endroit des participants.
Engagement réaffirmé de l’AUF, l’UE et Expertise France
Quant au Professeure Ouidad Tebbaa, Directrice Régionale Afrique de l’Ouest de l’Agence Universitaire de la Francophonie, elle a expliqué qu’à travers ce projet, l’AUF entend accompagner les établissements d’enseignement supérieur pour construire ensemble un écosystème universitaire qui soit à la fois inclusif, qui intègre toutes les données de la technologie et donne aussi les enseignants, des offres de formation qui soient au cœur de ce qui est attendu aujourd’hui dans nos pays. « Cette ambition s’aligne avec la nouvelle stratégie quadriennale de l’AUF qui place au cœur de son action le renforcement de la qualité de l’enseignement supérieur, la transformation numérique des universités, le développement de l’employabilité des jeunes et la consolidation de l’espace scientifique francophone », a-t-il laissé entendre, indiquant que le numérique éducatif « n’est plus une option », mais un levier stratégique pour élargir l’accès à l’enseignement supérieur, améliorer la qualité des apprentissages, pour renforcer la compétitivité des établissements et pour favoriser l’intégration régionale des systèmes éducatifs : « Ce projet constitue une référence en matière de transformation numérique de l’enseignement supérieur en Côte d’Ivoire ».
Un projet qui, selon Prof. Koné Tiémoman, président de l’Université Virtuelle de Côte d’Ivoire (UVCI), vient conforter la vision du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Adama Diawara. En effet, dans le nouveau décret de l’UVCI, il est créé le Centre de formation continue pluridisciplinaire. Selon la vision du ministre Diawara, a-t-il savoir, il s’agit à travers ce centre « de pouvoir désengorger les universités classiques », en ce sens que les étudiants désireux « basculer » désormais en formation continue, devront poursuivre leurs études à l’UVCI. « Nous devons être en synergie avec les autres universités pour co-construire les ressources. Nous avons fait en sorte que ce projet ACDC version 2 en Côte d’Ivoire puisse nous aider à produire des ressources de qualité pour justement faciliter la mise en œuvre de ce centre de formation continue pluridisciplinaire », a invité Prof. Koné Tiémoman, qualifiant le projet de « très structurant et très important » pour la Côte d’Ivoire.
Partenaires financiers du projet, l’Union européenne et Expertise France ont réaffirmé leur engagement à soutenir durablement le développement de l’éducation numérique en Côte d’Ivoire.
Selon Dr Bruno SENOU, Représentant le directeur pays d’Expertise France en Côte d’Ivoire. « En investissant dans la montée en compétence de ces enseignants, nous investissons dans la réussite des milliers d’étudiants ivoiriens. Cette formation en scénarisation pédagogique est la première étape d’un parcours structurant », a confié le Chef du projet ACDC.
Selon lui, loin d’être une fin en soi, cette formation est le point de départ d’une dynamique durable de transformation numérique de l’enseignement supérieur en Côte d’Ivoire. « L’Union européenne reste pleinement engagée aux côtés des partenaires pour accompagner cette transition dans un esprit de coopération, de confiance mutuelle et de résultats concrets. Je formule le vœu que cette formation soit un succès et qu’elle ouvre la voie à une montée en compétence durable des enseignants au service d’un enseignement supérieur ivoirien innovant, inclusif et connecté », a poursuivi Maiva Vercoutere, Représentante de la Délégation de l’Union Européenne en Côte d’Ivoire.
Il convient de souligner qu’après l’ouverture de cet atelier, les sessions de formation se poursuivront du 5 au 8 mai au siège de l’UVCI, aux II Plateaux, sous la conduite de deux experts.
P.N



































































