Près de deux ans après le télégramme du ministère de l’Intérieur suspendant les activités de l’Église de Réveil de Côte d’Ivoire (ERCI) historique, la famille de son fondateur, le défunt pasteur Jean Glao, est sortie de son silence. Lors d’une conférence de presse tenue le vendredi 3 juillet 2026 à Cocody. Ella a dénoncé ce qu’elle présente comme une « supercherie juridique » destinée à dépouiller l’œuvre fondée en 1982 de son identité, de son patrimoine et de ses fidèles.
Pour le Dr Tagro Yquaé Gbalas, coordinateur chargé de l’information et de la communication de l’organisation pour la Côte d’Ivoire et l’Europe, la crise qui secoue aujourd’hui l’Église de Réveil dépasse largement un simple différend religieux. Elle serait, selon lui, le résultat d’une série de manœuvres ayant conduit à la confiscation de l’héritage spirituel du pasteur Jean Glao.
« Nous avons découvert un matin que notre Église n’avait plus le droit d’exercer en Côte d’Ivoire. Pourtant, aucune assemblée générale extraordinaire n’a jamais réuni les membres fondateurs ou leurs ayants droit pour modifier les statuts, le nom ou le logo de l’organisation », a-t-il déclaré.
Revenant sur l’histoire de l’ERCI, le Dr Gbalas rappelle que l’Église est née en 1982 sous l’impulsion du pasteur Jean Glao avant d’être reconnue officiellement en 1984. Depuis la disparition du fondateur, en 1988, plusieurs crises de succession se sont succédé, mais jamais, selon lui, elles n’avaient remis en cause l’existence même de l’Église historique.
Aujourd’hui, la famille affirme que l’œuvre bâtie par le pasteur Jean Glao est progressivement dépouillée de ses attributs légaux.
Selon le conférencier, des personnes étrangères au cercle des fondateurs auraient procédé à des modifications des textes de l’organisation sans l’accord des ayants droit.
« C’est triste de voir des hommes de Dieu produire ce que nous considérons comme des actes contraires à la vérité. Lorsqu’on falsifie des décisions pour s’approprier une œuvre religieuse, c’est toute la crédibilité de l’Église qui est atteinte », a-t-il soutenu.
Le coordinateur affirme avoir repris personnellement le dossier en avril 2026 après avoir été interpellé par plusieurs pasteurs inquiets. Selon lui, une stratégie de démantèlement aurait été mise en place autour de deux structures distinctes.
Pour les proches du pasteur Jean Glao, le combat ne fait que commencer. Ils disent vouloir porter cette affaire jusqu’à son terme afin que l’œuvre fondée il y a plus de quarante ans retrouve, selon eux, son identité et sa légitimité.
AS





































































