Le Marché des Arts du Spectacle Africain d’Abidjan (MASA) prépare déjà sa prochaine édition, prévue en 2028.
L’assurance a été donnée par le directeur général du MASA, Abdramane Kamaté, ce mardi 6 octobre 2026, lors d’un déjeuner de presse organisé à la Maison du MASA, à Abidjan.
«Pour le MASA 2028, nous sommes encore en attente d’un certain nombre d’instructions de la tutelle. Je garde un peu de réserve sur les grandes innovations. Tout ce que je peux vous dire, c’est que nous travaillons à renforcer l’impact du MASA, à la fois dans son ancrage territorial en Côte d’Ivoire, mais aussi dans sa dimension internationale » a-t-il expliqué.
Interrogé sur les éventuelles difficultés rencontrées dans l’organisation du Masa 2026, Abdramane Kamaté a estimé qu’elles sont inhérentes à l’organisation d’une manifestation de cette dimension.
l a assuré toutefois que la reussite du Masa est venue de leur « capacité à les surmonter ».
Sur la question des moyens consacrés à la dernière édition, le directeur général du MASA a été sincère : « J’ai eu les moyens nécessaires pour ce MASA, c’est la raison pour laquelle le MASA a été une réussite »
Interrogé sur la possibilité de voir le MASA évoluer vers un modèle comparable à celui des Instituts français, Abdramane Kamaté a été formel. « Nous n’avons pas vocation à avoir de petits MASA dans un certain nombre de pays», a-t-il affirmé.
Pour lui, les actions internationales actuellement menées ne constituent pas une nouvelle mission. Elles correspondent plutôt à un déploiement plus important des missions déjà confiées à l’institution.
« Nous ne faisons que traduire les missions qui sont les nôtres. Il n’y a rien de nouveau », a-t-il expliqué.
Sur le suivi des contrats conclus entre artistes et acheteurs à l’occasion du MASA 2026. Abdramane Kamaté reconnaît que l’institution dispose encore de peu d’informations sur les contrats effectivement exécutés ou en cours d’exécution.
Pour autant, les retombées sont bien réelles, a-t-il fait savoir. Lors de la dernière édition, environ 600 intentions de contrats ont été enregistrées.
« Les programmations se font sur plusieurs années », a expliqué le directeur général. Un artiste peut ainsi être découvert au MASA, puis être programmé ultérieurement dans un théâtre à l’étranger, accueilli en résidence ou associé à la création d’une nouvelle œuvre.
Les formations artistiques, managériales et techniques ainsi que les conférences et interventions d’experts à l’étranger constituent également des retombées de la manifestation, a-t-il indiqué.
Fulbert Yao







































































