Le Syndicat national des infirmiers anesthésistes diplômés d’État de Côte d’Ivoire (Syniadeci) a tenu son 3e congrès national ordinaire, le vendredi 16 octobre 2026, à Yamoussoukro.
À cette occasion, le président sortant, Koffi Oumar, a dressé le bilan de ses cinq années à la tête de l’organisation, marquées, selon lui, par des avancées sociales et professionnelles au profit des infirmiers anesthésistes.
Dans son intervention, il a particulièrement insisté sur les résultats des négociations menées avec le gouvernement. Parmi les acquis évoqués figurent l’adoption du cahier de doléances du syndicat et les progrès enregistrés dans la prise en compte des revendications de cette catégorie de professionnels de santé.
Au titre des avancées enregistrées, Koffi Oumar a également mis en lumière le renforcement des effectifs d’infirmiers anesthésistes. Il a rappelé que les recrutements sont passés de 75 à 300 l’année dernière, une évolution qu’il considère comme importante pour répondre aux besoins du système sanitaire.
Toutefois, les efforts doivent se poursuivre. Car, a t il indiqué, la Côte d’Ivoire devrait disposer d’environ 1 500 infirmiers anesthésistes afin de garantir une prise en charge conforme aux exigences de qualité et de sécurité des soins.
Il a ainsi plaidé pour la poursuite des recrutements et l’amélioration des conditions professionnelles, estimant que ces deux leviers sont indispensables pour mieux répondre aux besoins des populations.
Intervenant au cours de ce congrès, Zadi Gnagna, président de la Plateforme syndicale nationale, a, pour sa part, insisté sur les avantages du dialogue social avec le gouvernement.
Selon lui, les revendications des travailleurs ne sont pas incompatibles avec la trêve sociale. Elles peuvent, au contraire, être prises en compte dans le cadre de négociations constructives avec l’État.
« Il ne s’agit donc pas pour nous, en tant que travailleurs, d’opposer nos revendications à la trêve sociale », a-t-il déclaré, invitant les organisations syndicales à tirer pleinement profit des cadres de concertation existants.
Pour illustrer l’efficacité de cette démarche, il a rappelé les acquis des luttes syndicales de 2017 et de 2022, évoquant respectivement plus de 300 milliards et plus de 1 000 milliards de francs CFA obtenus.
Il a également annoncé que les discussions prévues en 2027 devraient permettre de faire le bilan des accords antérieurs et d’aborder de nouvelles revendications, notamment celles relatives aux primes et aux préoccupations spécifiques du secteur de la santé.
S’adressant aux jeunes syndicalistes, Zadi Gnagna les a exhortés à renforcer leurs capacités intellectuelles et leur maîtrise des dossiers. « Le syndicalisme, ce n’est pas la force », a-t-il rappelé, mettant l’accent sur la préparation, l’argumentation et la négociation.
Le 3e congrès national ordinaire du Syniadeci était placé sous le thème de la couverture maladie universelle au bloc opératoire. Les travaux devaient permettre aux participants de réfléchir aux défis de la profession d’infirmier anesthésiste, à ses perspectives et aux moyens de renforcer sa contribution à la qualité des soins.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par Djeket Juliette, administrateur civil, représentant le préfet de région et préfet du département de Yamoussoukro.
Fulbert Yao






































































