Ils étaient au labo! Le Conseil du Café-Cacao et IDH ont organisé conjointement, ce mardi 20 octobre 2026, à l’hôtel Tiama d’Abidjan, un atelier sur le thème : « Renforcer l’accès au financement des sociétés coopératives de cacao : défis, innovations et perspectives ».
L’atelier a réuni des représentants des sociétés coopératives, des institutions financières, des exportateurs, des autorités publiques et des partenaires techniques.
Ils ont de commun accord adopté une feuille de route commune qui précise les actions prioritaires à engager, ainsi qu’à la mise en place d’un comité de suivi réunissant les différentes parties prenantes.
Les participants ont aussi dégagé des pistes concrètes pour rapprocher les organisations de producteurs des institutions financières et renforcer leur capacité à mobiliser des ressources pour leurs activités.
S’exprimant à l’ouverture des travaux, Stéphanie Kadio, Directrice pays de l’IDH, a rappelé la nécessité des sociétés coopératives, qui « sont la colonne vertébrale de la filière cacao ».
Afin donc de jouer pleinement ce rôle, elle a plaidé pour que les coopératives aient des « ressources financières adaptées à leur cycle d’activité ».
« À l’IDH, nous avons remarqué qu’il existe des mécanismes innovants qui ont déjà fait leurs preuves, mais qui sont aujourd’hui dispersés. Notre ambition pour cette journée, c’est d’impulser le passage des initiatives pilotes aux solutions à l’échelle. Et notre conviction est claire : aucun acteur ne peut seul lever le blocage qui bloque le financement des coopératives. Les banques, les coopératives, les acheteurs, l’État et le Conseil du Café-Cacao, c’est tous ensemble que nous trouverons des réponses durables », a fait savoir Stéphanie Kadio.
La responsable d’IDH a par ailleurs assuré que son organisation « est disponible et s’engage à accompagner » dans la durée, le groupe de travail mis en place.
De son côté, Josiane Fléan Assandé, directrice chargée du Développement agricole, représentant le Conseil du Café-Cacao, a appelé les participants à examiner les mécanismes de financement déjà disponibles, notamment le crédit-bail, le financement des intrants, les mécanismes de garantie et les partenariats entre les sociétés coopératives, les acheteurs et les institutions financières.
Pour elle, l’enjeu est d’identifier les dispositifs qui fonctionnent, de comprendre les conditions de leur réussite et de déterminer ceux qui peuvent être reproduits à plus grande échelle. Elle a également insisté sur la nécessité de tenir compte des différences de performance entre les coopératives. Leurs besoins et leurs capacités varient en fonction de leur taille, de leur organisation et de leur niveau de développement.
La représentante du Conseil du Café-Cacao a formulé trois attentes à l’endroit des participants : un dialogue franc et constructif, fondé sur les expériences des coopératives et les difficultés d’accès au financement ; des propositions concrètes pour financer aussi bien la commercialisation du cacao que les investissements nécessaires à l’amélioration de leurs performances ; et l’élaboration d’une feuille de route précisant les priorités, les responsabilités et les échéances pour la mise en place des outils de financement.
Au nom du Conseil du Café-Cacao, elle a réaffirmé l’engagement de l’institution à prendre toute sa part dans cette concertation, aux côtés de l’ensemble des parties prenantes et dans le cadre de ses missions.
Fulbert Yao





































































