Le financement de la campagne des législatives du 27 décembre 2025 à Tiassalé continue de faire débat.
Maire de Tiassalé et député sortant battu aux législatives de décembre 2025 par Alpha Sanogo, alors candidat du RHDP, Assalé Tiémoko a refait surface avec une vidéo où il dénonce le financement des campagnes électorales en Côte d’Ivoire.
Dans une vidéo très commentée, l’ex-député prend l’exemple de la France pour attaquer directement son adversaire.
« Je vais vous donner un exemple. J’étais en France en avril dernier quand les élections municipales se sont déroulées. Et pendant la campagne, parce qu’un candidat avait osé donner des poulets à une réunion, la commission nationale de contrôle de la campagne a réagi, sa campagne a été bloquée. Il ne faisait plus campagne. Parce qu’on a estimé qu’il avait tenté de corrompre les électeurs », raconte-t-il.
Puis de poursuivre : « Ici, en Côte d’Ivoire, à Tiassalé, il y a eu une messe à la paroisse et puis à la fin on a dit qu’on pouvait faire des dons. On était en pleine campagne municipale et puis moi en tant que maire, j’ai donné un million ; le Président Dimba Pierre, Président du Conseil régional et Ministre de la Santé, a donné un million ; et puis mon adversaire direct à la campagne, lui, donne 50 millions à l’église. Et ça n’a posé aucun problème dans le pays. La presse n’en a pas parlé. Il était DAF du ministère de la Santé. Ce n’est pas normal que, pour une élection municipale, certains font campagne avec 10 millions, et d’autres avec 500 millions, souvent pour une élection où le budget de la mairie n’atteint même pas 100 millions. Qu’est-ce qui se cache derrière tout ça ? », a maugréé Assalé Tiémoko.
Une victimisation qui ne passe plus
Face à cette sortie dont l’objectif est visiblement de se victimiser et d’entacher la crédibilité de la victoire d’Alpha Sanogo lors des législatives de décembre 2025, le silence n’est plus une option.
Car au-delà de la polémique, la victoire d’Alpha Sanogo face à Assalé Tiémoko à Tiassalé-Morokro est un cas d’école au niveau national.
Battu à deux reprises lors des municipales de 2023, la trajectoire d’Alpha Sanogo s’est inscrite dans le temps long : maillage social, présence constante et dialogue direct avec les populations. Un choix jugé moins spectaculaire que la surexposition médiatique, mais qui s’est révélé politiquement payant.
Pour le RHDP, la portée est stratégique. Cette victoire confirme que la majorité présidentielle ne se contente plus de gérer des bastions acquis, mais qu’elle investit désormais des zones considérées comme politiquement complexes, voire hostiles. Elle envoie un message clair : la domination médiatique ne garantit plus automatiquement la victoire électorale. Le terrain, la proximité et la cohérence du discours reprennent une place centrale.
Elle contribue également à sécuriser l’agenda gouvernemental à l’Assemblée Nationale et à limiter les zones de blocage législatif, dans un contexte où le Parlement demeure un levier essentiel de stabilité institutionnelle.
Pour Alpha Sanogo, l’enjeu est désormais double : répondre aux attentes immédiates des populations de Tiassalé-Morokro et s’inscrire durablement dans le jeu parlementaire national à travers sa suppléante, l’honorable Françoise Angaman.
Tiassalé a validé une offre axée sur le développement local et la lutte contre la pauvreté, et a sanctionné la surenchère médiatique.
Le rappel cinglant de Jean Bonin
Dans une publication récente sur les réseaux sociaux, Jean Bonin mettait déjà en garde contre ce qu’il appelle le « populisme Facebook » dans lequel Assalé Tiémoko semble se vautrer.
« Les grands diseurs ne sont pas toujours les grands faiseurs », écrivait-il à l’endroit du maire de Tiassalé, avant de prévenir :
« Faites attention aux populistes. Ils ont un discours mielleux. Hitler avait ses partisans, Mussolini avait ses partisans, parce qu’ils savaient séduire les masses. Mais c’est une fois au pouvoir que leur vrai visage apparaît. »
Un tacle direct à Assalé Tiémoko qui, après plusieurs années au pouvoir à Tiassalé comme maire et député, a été désavoué dans les urnes.
Face aux injures et au dénigrement, Alpha Sanogo, lui, répondra toujours par des actions concrètes de développement, pour le grand bonheur des populations de Tiassalé. En résumé, les aboiements du chien ne sauraient stopper l’avancée de la caravane.






































































