Prorogation à la hache, à la tête de l’Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI).
Ce mercredi 25 février 2026, un Congrès extraordinaire illégal organisé par le conseil d’administration à la Maison de la Presse d’Abidjan (MPA) a dégénéré en affrontements physiques entre confrères.

Des bousculades et altercations ont fait au moins un blessé, tandis que policiers et gendarmes présents sur les lieux tentaient, en vain, de calmer les esprits.
Il faut rappeler que dès l’ouverture du congrès, la tension était palpable.
Bertin N’Guessan a justifié la séance par « la paralysie totale du Conseil exécutif » et a invoqué l’article 15 des statuts pour assurer la continuité des instances dont les mandats expiraient le 26 février à minuit. Mais cette décision a immédiatement été contestée.
Plusieurs congressistes ont dénoncé l’irrégularité de la convocation et l’absence de bureau du congrès pour encadrer les travaux.
Les échanges ont rapidement dégénéré en cris et en bousculades, donnant lieu à une scène chaotique et violente.
Malgré ce désordre, un vote à main levée a été organisé pour le maintien du mandat de Jean Claude Coulibaly.
Sans comptage formel ni consultation du camp opposé, Bertin N’Guessan a proclamé la décision acquise. Cette méthode unilatérale a accentué la contestation et provoqué des départs précipités de congressistes, tandis que l’intervention des forces de l’ordre était devenue inévitable pour évacuer la salle.
En soirée, le président du Conseil d’administration a publié un communiqué actant la prorogation des instances. Mais cette décision a été jugée illégitime par de nombreux journalistes.
Pour Félix Bony, « À partir de ce soir, à zéro heure, les instances n’existent plus. Qui proroge quoi ? » La justice, saisie par le collectif d’opposants, s’était déjà déclarée incompétente pour entériner cette prorogation. La crise reste donc entière, laissant l’UNJCI dans une impasse.
Fulbert Yao




































































