En un temps record, le Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (Rhdp), le parti au pouvoir en Côte d’Ivoire, a raté le vote.
Du mardi 17 au samedi 21 février, le parti a pris part à 3 élections partielles. Zéro victoire. Même en zone de prédilection, le candidat du parti a perdu à Dualla. Même à coup de renfort ministériel, les choses n’ont pas réussi.
A Hiré, dans le département de Divo, région du Lôh-Djiboua, l’ancien ministre de l’intérieur, l’actuel député Rhdp, Dja Blé Joseph appuyé par le ministre Amedé Kouakou, leader du Rhdp de la zone, n’ont pas pu imposer la victoire du candidat Rhdp, battu par le candidat Pdci, à l’occasion de l’élection municipale partielle qui a eu lieu, le mardi 17 février dernier dans cette cité, à la suite du décès du maire de la localité.
A Dualla-Massala dans le Worodougou, là encore, en plein bastion du parti au pouvoir, les urnes ont parlé contre le candidat du parti. Un indépendant a réussi la razzia. Malgré le renfort ministériel bien piloté par le Ministre Délégué Dosso Adama.
Et la clôture s’est opérée à Toumodi. Là où toutes les caméras étaient allumées. Encore le Rhdp n’a pas pu remporter le vote. En un mot. Trois matches. Trois défaites. Pour un parti qui s’est octroyé une certaine suprématie lors du scrutin législatif du 27 décembre dernier, des légitimes interrogations demeurent. Des légitimes interpellations sont de mise.
Attention, il y a quelque chose qui ne va pas. Les signes interpellent. Au-delà de ces élections locales bien circonscrites, il faut une analyse plus profonde. Que veut le peuple? Que souhaite la base militante? Sont là des questions de valeur à ne pas négliger. Encore moins à ne pas rejeter du revers de la main. Ces élections partielles et les résultats qui en découlent doivent forcément faire revoir au Rhdp sa stratégie des choix des hommes, son élément de langage et son approche avec la base populaire. Il y a comme quelque chose qui ne tourne pas bien huilée. Certes ces résultats ne changent rien aux résultats finaux à l’assemblée nationale, mais ils restent tout de même interpellateurs. Car, c’est tout de même tous les ministres, hauts cadres voire premiers responsables des institutions de l’Etat qui ont vu leurs efforts noyés par un indépendant et deux candidats de l’opposition. Le renfort était quand même significatif pour être banalisé. Que veut le peuple ? Qui veut la base militante ? Ces interrogations nécessitent analyses et réponses profondes.
Sam Wakouboué
































































