Face aux risques d’incendie et d’explosion liés à l’usage des téléphones mobiles, le gouvernement ivoirien, à travers le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, interdit l’utilisation des téléphones portables et des terminaux électroniques pour effectuer des paiements.C’était devenu un réflexe : arriver à la pompe, sortir son téléphone, payer en deux clics et repartir.
Ce geste-là, banal jusqu’ici, vient d’être interdit. Dans une note circulaire datée du 5 juin 2026, la Direction générale des hydrocarbures (DGH), du ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, a informé l’ensemble des usagers que les téléphones portables et tout terminal électronique sont désormais interdits pour régler le carburant à proximité des pompes. Cette décision vient renforcer la sécurité dans les stations-services et s’inscrits dans une logique de prévention des risques industriels.
Selon la Dgh, tout appareil électronique fonctionnant à l’aide d’une batterie, notamment les téléphones portables, peut générer des arcs électriques ou des micro-étincelles susceptibles de provoquer un départ de feu dans un environnement chargé en vapeurs d’hydrocarbures.
Un danger particulièrement préoccupant dans les zones dites « Atmosphère Explosive » (ATEX), présentes autour des installations de stockage et de distribution de carburants.L’usage des téléphones près des installations pétrolières était déjà théoriquement encadré par la réglementation en vigueur. Mais entre la règle écrite et la pratique quotidienne, l’écart s’était creusé.
Cette note vient combler ce déficit et cette fois, avec des contraintes spatiales précises. Dorénavant, tout paiement électronique, mobile money compris, devra s’effectuer dans des espaces dédiés, situés à au moins cinq mètres des distributeurs de carburant, des présentoirs de gaz butane et des zones de dépotage. Les boutiques et guichets aménagés à l’intérieur des stations deviennent ainsi les seuls endroits autorisés pour sortir son téléphone et régler ses achats.À travers cette mesure, les autorités entendent réduire les risques d’incendie et renforcer la protection des usagers, des employés et des infrastructures pétrolières.
Si cette disposition pourrait entraîner quelques ajustements dans les habitudes des consommateurs, elle traduit avant tout la volonté du gouvernement de placer la sécurité au cœur des opérations dans les stations-services. Les gestionnaires de stations sont désormais en première ligne pour faire respecter cette disposition. Leur responsabilité est engagée. Quant aux automobilistes, ils sont appelés à intégrer ce nouveau comportement pour le bien de tous.
Cissé Cheick Oumar






































































