Tout récemment, des jeunes voyous de la commune d’Abobo, ont agressé et tué un jeune livreur de Yango aux environs de 3h du matin, alors qu’il cherchait juste à faire son boulot et acquérir décemment de quoi à nourrir sa femme et ses deux jeunes enfants.Ce meurtre a créé l’émoi chez la population vivant en Côte d’Ivoire et partout dans le monde.
Sauf qu’à la suite de ce meurtre condamné par tous à l’unanimité, quelque soit la classe sociale et le rang politique, un autre phénomène, à la peau dure, vient de ressurgir dans la vie des Ivoiriens.
La crise de confiance et de méfiance entre les peuples du nord et du sud est de retour. Les réseaux sociaux montent en grade dans des panels opposant peuple du Nord de la Côte d’Ivoire (Ndlr communément appelés à tort les Dioula) et les peuples du sud du pays.
Les accusations fusent du haut vers le bas et dans le sens contraire.
L’Etat doit très vite mettre fin à cet état d’esprit des Ivoiriens. La Côte d’Ivoire a assez souffert de cette crise de confiance entre le nord et le sud. Le président Alassane Ouattara, dès sa prise de fonction, a fait du vivre-ensemble son leitmotiv de gouvernance. Il a, dès le début, créé un ministère de la réconciliation nationale des populations vivant sur le sol ivoirien. Avant d’en faire un ministère de la cohésion sociale. L’action gouvernementale est parlante et vivante.
Le problème est du côté des populations qui ont très souvent un pied sur le frein. Le peuple tarde à suivre le rythme. Quand certains refusent simplement de monter dans le train de la réconciliation des peuples. Ils ruminent toujours colère et envie d’une certaine vengeance qui n’est d’aucun sens d’ailleurs.
Il est temps pour les gouvernants de sonner la fin de cette récréation. Car le pays n’a vraiment plus besoin d’une autre crise. Une crise qui sera de trop et qui mettra le pays à genoux pour de nombreuses années comme ce fut le cas chez les voisins du Libéria et de la Sierra Léone. Appelons un chat, un chat. Des Ivoiriens se regardent avec le cœur lourd. Il faut en trouver une solution. Une solution pas de forme mais de fond. Il faut ramener les peuples du nord et du sud à définitivement s’accepter et vivre-ensemble. Il y va de l’avenir de la Côte d’Ivoire de demain.
Donner l’impression que tout va bien, donner l’impression que les Ivoiriens sont réconciliés, donner l’impression que c’est un epiphénomène qui refait surface à l’issue de l’assassinat du jeune livreur, ne serait pas du tout la bonne conduite. Ce serait nier une évidence qui saute finalement aux yeux.
Car, les propos véhiculés sur les réseaux sociaux, ces derniers temps, ne sont pas du tout rassurants. Et ils font peur. Tant ils sont violents et invitent parfois à la haine tribale.
Attention au retour des vieux démons qui ont assez défiguré notre nation de 1999 à 2011.
Sam Wakouboué


































































