Gustavo Villate, ministre paraguayen des Technologies de l’information, et Francis Fonseca, chef de la diplomatie du Belize, ont été, ce lundi 12 octobre 2026, sanctionnés par la Chine pour avoir soutenu le maintien des relations diplomatiques avec Taïwan. Leurs éventuels avoirs en Chine sont gelés, les entreprises et les citoyens chinois ne peuvent plus faire affaire avec eux et ils sont interdits d’entrée sur le territoire chinois, Hong Kong et Macao, a annoncé une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. « Certains responsables politiques du Paraguay et du Belize se sont volontairement fait les instruments des autorités taïwanaises dans leur quête d’une indépendance appuyée par des forces étrangères. Ils se sont rendus à Taïwan et ont accueilli des partisans de l’indépendance de Taïwan, a déclaré Mao Ning. « Ils ont gravement interféré dans les affaires intérieures de la Chine, diffusé de fausses informations sur de prétendues cyberattaques chinoises, attaqué et dénigré la Chine », a-t-elle ajouté lors d’un point de presse régulier. Les mesures de rétorsion chinoises visent « à servir d’avertissement afin de dissuader quiconque d’agir de la sorte », a averti Mao Ning.Les autres pays entretenant des relations avec Taïwan ne devraient pas être « manipulés à répétition par les forces séparatistes indépendantistes taïwanaises », a-t-elle déclaré.La Chine et Taiwan font partie d’une seule et même Chine, et cela constitue le véritable statu quo dans le détroit de Taiwan, a insisté lundi Mao Ning. Elle réagissait aux propos du dirigeant taiwanais Lai Ching-te qui a tenté, samedi, dans un discours prononcé à Taipei, de solliciter un soutien extérieur en faveur de « l’indépendance de Taiwan ». Quoi que dise ou fasse Lai Ching-te, cela ne peut changer le fait historique et juridique selon lequel Taiwan appartient à la Chine, ni modifier l’échec inéluctable de l' »indépendance de Taiwan », et encore moins enrayer la tendance irrésistible vers la réunification finale de la Chine, a-t-elle insisté. La soi-disant démocratie vantée par Lai Ching-te ne peut masquer son programme séparatiste, a fustigé la porte-parole.La République populaire de Chine considère Taïwan comme l’une de ses provinces, qu’elle entend réunifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Elle n’exclut pas le recours à la force pour y parvenir. L’île de Taïwan n’est pas reconnue comme un pays par l’ONU. Mais le Paraguay et le Belize font partie des 12 Etats qui maintiennent encore des relations diplomatiques formelles avec l’île rebelle. Pékin tient au principe d’une «seule Chine», dont elle exige la reconnaissance par ses partenaires diplomatiques, et dont la République populaire de Chine est la seule représentante légale.
Nomel Essis avec Xinhua et RFI






































































