Elle se bat bec et ongles contre le cancer. Sylvie Emmanuelle Beugré Phox, présidente de la Fondation Femmes Shunamites en Action, a appelé à renforcer le dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus, mais aussi l’accompagnement des patientes. Elle a lancé cet appel le samedi 10 octobre 2026, à Cocody-Angré, à l’occasion du « Brunch de la vie », organisé dans le cadre d’Octobre Rose.
« Il ne suffit pas simplement d’aller sur le terrain, de sensibiliser, de dépister, mais il faut aller au-delà du dépistage », a-t-elle insisté. Pour la présidente de cette organisation engagée dans la lutte contre les cancers féminins et l’autonomisation des femmes en milieu rural, le dépistage doit ouvrir la voie à une prise en charge effective. En effet, le coût des examens et des traitements constitue un obstacle pour certaines patientes, notamment dans les zones reculées.

Pour renforcer ses actions, la fondation compte sur la solidarité de ses partenaires. Leurs contributions ont notamment permis l’acquisition d’un thermocoagulateur et d’un échographe. « L’État fait ce qu’il peut, l’État ne peut pas tout faire », a déclaré Sylvie Emmanuelle Beugré Phox, appelant à une mobilisation collective.
Présidente de la Coalition des organisations de lutte contre le cancer en Côte d’Ivoire (Colcc-CI), Fatou Fadika Coulibaly a, pour sa part, appelé à maintenir la mobilisation toute l’année. « Les seins n’attendent pas octobre, 365 jours », a-t-elle lancé.
Au-delà des soins médicaux, le soutien psychologique reste essentiel. Le docteur Dossou, médecin et membre de la fondation, a rappelé que l’annonce d’un cancer peut être vécue comme une condamnation à mort. Elle a insisté sur le rôle de l’entourage et encouragé les femmes à consulter rapidement un professionnel de santé en cas d’anomalie.
À travers cette rencontre placée sous le thème « Derrière chaque femme, se cache une histoire. Agissons pour sauver des vies », les organisatrices ont rappelé que la lutte contre les cancers féminins ne doit pas se limiter à Octobre Rose. Le dépistage précoce, l’accès aux soins et l’accompagnement des patientes demeurent des priorités tout au long de l’année.
Ange Sarah






































































