À travers une oraison inédite, Iris Lydwine Ekponon rend un hommage bouleversant à son père, le préfet hors grade André Ekponon Assomou inhumé ce samedi 4 juillet 2026. Bien qu’elle n’ait finalement pas été prononcée lors des obsèques, l’oraison funèbre rédigée par Iris Lydwine Ekponon en mémoire de son père, le préfet hors grade André Ekponon Assomou, demeure un témoignage poignant d’amour filial et de reconnaissance envers une figure majeure de l’administration ivoirienne. Entre émotion intime et célébration d’un parcours exemplaire, ce texte retrace la vie d’un homme dont l’héritage dépasse largement le cadre familial.
Par la force de ses mots, Iris Lydwine Ekponon dresse le portrait d’un homme qui aura consacré sa vie au service de l’État ivoirien sans jamais renoncer aux valeurs qui ont guidé son existence : l’intégrité, la loyauté, le sens du devoir et l’amour de la famille. Dans cette oraison, écrite pour les obsèques mais restée inédite, la fille du disparu rend hommage à celui qu’elle décrit à la fois comme un grand serviteur de la République et un père profondément attaché à l’éducation de ses enfants. Elle rappelle le parcours exceptionnel de son père, préfet hors grade, dont les états de service ont été salués par la Nation à travers son élévation aux dignités de chevalier puis d’officier de l’Ordre national de Côte d’Ivoire, ainsi que par plusieurs distinctions au rang de commandeur dans différents ordres du Mérite. Autant de reconnaissances qui témoignent, selon elle, d’une carrière bâtie sur la rigueur, le sens de l’État et une fidélité constante aux valeurs du service public. Mais au-delà des fonctions et des décorations, c’est surtout l’homme de famille que célèbre Iris Lydwine Ekponon. Dans un récit empreint d’émotion, elle évoque un père qui avait fait de la formation de ses enfants une priorité absolue, convaincu que le savoir, les valeurs et l’amour constituaient le plus précieux des héritages. Grâce à cette vision, chacun de ses enfants a bénéficié d’un parcours scolaire exigeant, en Côte d’Ivoire comme en Europe. Son hommage révèle également un père attentif, disponible et protecteur, dont les conseils ont marqué toute une vie. « Un Ekponon ne baisse jamais la tête devant quelque situation que ce soit », répétait-il régulièrement à ses enfants. Une phrase devenue, au fil des années, une véritable devise familiale et que sa fille présente aujourd’hui comme l’un des plus précieux legs de son père. Dans son texte, Iris Lydwine Ekponon exprime également la douleur de voir sa mère confrontée à l’absence de celui qui fut son époux, son confident, son conseiller et son ami. Elle décrit un couple uni par la foi et la confiance en Dieu, tout en rappelant que les valeurs transmises par le défunt demeurent une source de force pour toute la famille. L’oraison est ponctuée de références à C. S. Lewis, Marguerite Yourcenar et Birago Diop, qui viennent nourrir une réflexion sur le deuil, l’espérance chrétienne et la permanence des êtres chers dans la mémoire de ceux qu’ils ont aimés. Au fil de son hommage, Iris Lydwine Ekponon dépasse la seule douleur de la perte pour mettre en lumière l’héritage moral laissé par son père. Elle affirme que son souvenir continuera de vivre chaque fois que ses enfants choisiront l’intégrité plutôt que la facilité, le service des autres plutôt que l’intérêt personnel et l’humilité plutôt que les privilèges., En conclusion, elle résume l’empreinte laissée par son père en quelques mots de gratitude. Si la République perd, selon elle, « un grand serviteur », ses amis « un homme loyal » et l’Afrique « un de ses dignes fils », sa famille pleure avant tout un père dont l’exemple continuera d’inspirer les générations futures. Ekponon Assoumou André était un haut cadre de l’administration territoriale ivoirienne, préfet hors grade à la retraite. Il est décédé dans la nuit du 17 au 18 avril 2026 à la Pisam à Abidjan des suites d’une brève maladie, après une brillante carrière de 45 ans au service de l’État.
G.K





































































