Zadi Gnagna, président de la Plateforme syndicale nationale, a vanté, le vendredi 16 octobre 2026, à Yamoussoukro, les atouts du dialogue social avec le gouvernement. C’était à l’occasion du 3e congrès du Syndicat national des infirmiers anesthésistes diplômés d’État de Côte d’Ivoire (Syniadeci).

Le dialogue social constitue, selon lui, une approche efficace pour obtenir des avancées sociales tout en préservant la paix sociale et le fonctionnement régulier de l’administration publique. Pour le responsable syndical, les revendications des travailleurs ne sont pas incompatibles avec la trêve sociale. Bien au contraire, elles peuvent s’inscrire dans une dynamique de négociation constructive avec l’État.

« Il ne s’agit donc pas pour nous, en tant que travailleurs, d’opposer nos revendications à la trêve sociale », a-t-il expliqué, invitant les organisations syndicales à tirer profit de ce cadre de concertation.
Il a salué l’évolution de la position du gouvernement, qui considère désormais les syndicats comme des partenaires sociaux avec lesquels il convient de construire des solutions durables.
Pour illustrer les résultats de cette démarche, Zadi Gnagna a rappelé les acquis des luttes syndicales de 2017 et de 2022, évoquant respectivement plus de 300 milliards et plus de 1 000 milliards de francs CFA obtenus.

Ces avancées, a-t-il souligné, démontrent l’efficacité d’une stratégie fondée sur la préparation des dossiers, la négociation et la recherche de compromis.
Le président de la Plateforme syndicale nationale a également évoqué les discussions prévues en 2027. Celles-ci devraient permettre de faire le bilan des accords antérieurs et d’examiner de nouvelles revendications, notamment la question des primes et les préoccupations spécifiques au secteur de la santé.
Présentant la période 2026-2027 comme une étape charnière, il s’est montré confiant quant aux perspectives de ces négociations.
S’adressant particulièrement aux professionnels de la santé, il a insisté sur leur responsabilité dans la préservation de la vie humaine. Il a, par ailleurs, rassuré les travailleurs sur la détermination de leurs organisations à défendre leurs intérêts et à obtenir de nouveaux acquis sociaux.
Zadi Gnagna a appelé les jeunes générations de syndicalistes à renforcer leurs capacités intellectuelles et leur maîtrise des dossiers.
« Le syndicalisme, ce n’est pas la force », a-t-il rappelé, soulignant que la qualité de l’argumentation et la préparation constituent des atouts essentiels face aux autorités.
À travers ce message, le responsable syndical a plaidé pour un syndicalisme responsable, capable de concilier défense des droits des travailleurs, dialogue avec le gouvernement et préservation de la paix sociale.
Le président sortant du Syniadeci, Koffi Oumar, a dressé le bilan de ses cinq années de mandat, marquées par des avancées sociales et professionnelles.
Il a notamment salué les acquis obtenus grâce aux négociations avec le gouvernement, dont l’adoption du cahier de doléances du syndicat et les progrès enregistrés dans la prise en compte des revendications des infirmiers anesthésistes.
Il a également souligné la contribution du Syniadeci au renforcement des effectifs, rappelant que les recrutements sont passés de 75 à 300 infirmiers anesthésistes l’année dernière.
Pour lui, cet effort doit se poursuivre afin de répondre aux besoins des populations et de garantir la sécurité des patients.
Estimant que la Côte d’Ivoire devrait compter environ 1 500 infirmiers anesthésistes pour assurer une prise en charge conforme aux normes de qualité des soins, il a plaidé pour la poursuite des efforts de recrutement et d’amélioration des conditions professionnelles.
Représentant le préfet de région, préfet du département de Yamoussoukro, Djeket Juliette, administrateur civil, a procédé à l’ouverture du 3e congrès syndical national ordinaire du Syniadeci, le 16 octobre 2026. Placées sous le thème de la couverture maladie universelle au bloc opératoire, les assises visent à réfléchir aux défis et motivations de la profession d’infirmier anesthésiste en Côte d’Ivoire.
Traoré Yacouba Diarra








































































