Les médias doivent « transformer l’information en prévention » contre le cancer. Cet appel a été lancé par la ministre Myss Belmonde Dogo aux professionnels des médias, ce mercredi à la Galerie Eureka à Marcory Zone 4.
C’était, à l’occasion de la journée de dépistage du cancer du col de l’utérus et du cancer du sein. Initiée par l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) et l’Association Cœur Sein, cette activité s’est tenue autour du thème : « Un monde sans cancer, les médias s’engagent ».
Marraine de la cérémonie, la ministre de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté Myss Belmonde Dogo a insisté sur la responsabilité des journalistes dans la sensibilisation et la prévention.
« Transformer l’information en prévention, la prévention en dépistage, et le dépistage précoce en vies sauvées. Alors parlons-en, informons, sensibilisons, dépistons, et surtout agissons, car parler du cancer peut sauver des vies, se faire dépister peut sauver la nôtre », a t elle lancé.
Myss Belmonde Dogo a également invité les médias à adapter leurs messages aux réalités des populations, notamment celles des marchés et des quartiers populaires.
« Je vais demander à la grande famille des journalistes, il faut surtout aller dans les marchés. La caravane doit poser ses valises dans les marchés. Amenez les femmes des ministères à en parler. Bien souvent on est cachées derrière nos beaux bureaux et puis nous sommes malades, et les femmes ont honte de dire qu’elles ont le cancer du sein », a t elle indiqué.
Myss Belmonde Dogo a par ailleurs exhorté les femmes à ne pas attendre l’apparition des symptômes avant de consulter.
Elle a déploré le recours tardif aux structures sanitaires, après l’automédication ou la médecine traditionnelle, ainsi que le poids des acroyances et du regard social.
Selon elle, cette prise en charge tardive réduit considérablement les chances de guérison.
« Chaque fois que nous sommes appelés pour une femme atteinte de cancer et que nous la prenons en charge, sur une échelle de 10, nous en perdons 8, puis une semaine après elles meurent. Aucune n’a fait deux semaines de traitement. Sur une échelle de 10, on a perdu 8. Les deux autres qui restent, bon, je prie Dieu pour qu’elles puissent s’en sortir », a t elle relevé.
La ministre a par ailleurs assuré de son soutien aux femmes qui se battent contre la maladie.
Évoquant Octobre Rose, elle a rappelé que cette campagne « n’est pas une fête ». C’est pourquoi, elle a encouragé les femmes à profiter de cette période pour consulter et se faire dépister.
Fulbert Yao






































































