Le Réseau d’Entraide Militant (REM) ouvre un autre front au sein du PDCI.
À l’occasion de sa rentrée politique organisée le samedi 10 octobre à Daoukro, terre natale de l’ancien président Henri Konan Bédié, Marchal Balou a appelé à un dialogue entre la direction du parti et sa base militante.
Il a également proposé la création de cadres de discussion régionaux et l’organisation d’un conclave de haut niveau pour apaiser les tensions internes.

Le responsable du REM déplore un éloignement entre la direction et la base, qu’il estime préjudiciable à la cohésion et à l’ancrage électoral de la formation politique.
Il appelle les responsables à mieux écouter les préoccupations des militants et à faire de leurs divergences une source d’enrichissement plutôt qu’un motif d’exclusion.
« Un militant n’est pas une foule. Un militant n’est pas un décor. Un militant n’est pas une main que l’on lève lorsque l’on a besoin d’applaudissements. Un militant est une voix. Et cette voix doit pouvoir être entendue », a-t-il soutenu.
Marchal Balou est également revenu sur les difficultés rencontrées par le REM dans sa démarche d’affiliation et sur les restrictions qui, selon lui, lui ont été imposées dans ses activités. Sans accuser directement des personnes, il a demandé que les raisons de l’opposition à cette démarche soient clarifiées. Pour lui, les désaccords doivent pouvoir être examinés dans un cadre organisé, sans donner systématiquement lieu à des sanctions ou à des exclusions.
Dans cette perspective, il a proposé la mise en place de cadres de discussions militants dans les différentes régions. Ces espaces permettraient aux militants et aux responsables d’exposer leurs préoccupations, de régler les différends et d’échanger sur le fonctionnement des instances, l’application des textes et la désignation des candidats aux prochaines échéances électorales.
Le responsable du REM a aussi annoncé la proposition d’un conclave de haut niveau destiné à rapprocher les positions et à restaurer la confiance. Il souhaite que cette rencontre soit un véritable espace de dialogue et non un lieu de règlement de comptes.
Réagissant aux critiques suscitées par les activités du mouvement, Marchal Balou a estimé que certains se focalisent davantage sur les circonstances des rassemblements que sur les idées défendues. « Pendant que certains comptent les chaises, nous voulons compter les convictions », a-t-il lancé, invitant les militants à privilégier les questions de fond.
Pour lui, l’enjeu dépasse les différends internes. Il s’agit de préparer une formation politique capable de mieux écouter ses membres et de proposer une autre manière de faire de la politique. « Le pouvoir ne change pas magiquement les méthodes. Il les amplifie », a-t-il averti, estimant que les pratiques internes doivent évoluer avant que le parti ne prétende transformer la gouvernance du pays.
Fulbert Yao







































































