Prévu initialement les 15 et 16 mai 2026, le 12e congrès ordinaire électif de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (Unjci) a été reporté aux 22 et 23 mai prochains.
Face à la presse, ce mardi à la Maison de la Presse d’Abidjan, le président du comité Adhoc, Amos Béonaho, a expliqué les raisons de ce réaménagement du calendrier électoral.
Selon lui, cette décision intervient dans un contexte marqué par de fortes tensions internes au sein de l’organisation. « L’Unjci traverse depuis plusieurs mois une période particulièrement sensible de son histoire », a-t-il déclaré, évoquant des « divergences d’interprétation des textes », des « contestations procédurales » ainsi qu’un « climat de méfiance et d’incertitude » né du processus électoral.
Face à cette situation, le Conseil des sages, le vice-président de l’Union et plusieurs figures de la corporation ont, selon lui, estimé nécessaire de mettre en place un mécanisme exceptionnel afin d’éviter « une fracture durable » de l’organisation.
D’où la création du comité Adhoc par décision judiciaire.
Se voulant rassurant, Amos Béonaho a insisté sur le caractère « institutionnel » et non politique de la mission du comité. « Notre mission n’est dirigée contre personne. Elle consiste à créer les conditions d’un retour durable à la stabilité et au fonctionnement normal de l’Unjci », a-t-il soutenu.
Depuis son installation le 23 avril 2026, le comité Adhoc affirme avoir privilégié le dialogue et la médiation. Des consultations ont été menées avec les candidats, les instances de l’Union, les organisations professionnelles, les structures de régulation ainsi que plusieurs anciens dirigeants de l’organisation. Ces échanges auraient permis, selon le comité, de réduire les tensions et de maintenir un cadre permanent de discussion.
Le comité indique également avoir engagé une réflexion approfondie sur les textes régissant l’Unjci. Pour Amos Béonaho, la crise actuelle a révélé plusieurs insuffisances juridiques et des difficultés de gouvernance. « Il ne suffisait pas simplement d’organiser une élection. Il fallait aussi préparer les bases d’une stabilité durable », a-t-il expliqué.
Concernant l’organisation pratique du congrès, le comité Adhoc assure que plusieurs travaux techniques sont encore en cours, notamment la sécurisation du fichier électoral, la mise en place des commissions techniques, les mécanismes de transparence électorale ainsi que la mobilisation des journalistes.
C’est donc au regard de ces impératifs que le comité a décidé de reporter le congrès. « Ce report n’est ni un recul, ni un blocage. C’est un choix de responsabilité », a insisté Amos Béonaho.
Selon lui, un congrès mal préparé risquerait de replonger immédiatement l’Union dans une nouvelle crise.
Le comité Adhoc a ainsi fixé les nouvelles dates du congrès aux vendredi 22 et samedi 23 mai 2026 à la Maison de la Presse d’Abidjan. Un rendez-vous que le président du comité souhaite voir devenir « un congrès de rassemblement, d’apaisement, de responsabilité, de modernisation et de refondation institutionnelle ».
Enfin, le comité a lancé un appel à la retenue et à la responsabilité à l’ensemble des journalistes ivoiriens, invitant les acteurs de la corporation à éviter « les polémiques inutiles » et « les discours incendiaires », afin de préserver l’unité et l’image de la profession.
Fulbert Yao






































































