Les chefs coutumiers autochtones et de tribus Winnin de la forêt classée de Monogaga sont montés au créneau pour rétablir la vérité face à des rumeurs qui circuleraient sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, au sujet d’u projet d’agroforesterie conduit par Roots Wild Foundation. Une organisation créée par des pationnés de la nature, engagés dans la préservation de l’environnement. Le collectif des chefs condamne, en effet, plusieurs publications qui accuseraient à tort la Fondation et son président, Bilal Hallal, de vouloir exproprier les terres des populations autochtones et chasser les villages de leurs sites d’origine.
Des rumeurs qu’ils qualifient « d’informations mensongères » et de « manipulation de l’opinion » ne visant qu’à la destabilisation dudit projet d’agroforesterie et d’écotourisme.
Lors d’une conférence de presse tenue le 20 mai 2026, à Cantondougou, le village du chef central, ceux-ci ont apporté un démenti formel à cette campagne de désinformation. Parmi eux, étaient, entre autres, présents les chefs des tribus Gouyo et Gbôkôyo, les chefs des villages Kounouko et Gnépa, ainsi que les responsables des associations de femmes et de jeunesse. Selon Bodou Alfred Stéphane, chef du village de Doulayeko et porte-parole du collectif des chefs des villages Winnin, le projet constitue bien au contraire une opportunité de développement durable pour les villages riverains de la forêt de Monogaga. Expliquant que grâce à l’appui de Roots Wild Foundation, l’État ivoirien a procédé à l’octroi de plus de 13 000 hectares d’enclaves aux populations autochtones. Ce, après plus de 50 ans de classement de la forêt de Monogaga. Localité dont ils constituent les peuples autochtones authentique.
« Le poste mixte avancé des Eaux et Forêts et du Tourisme à généré en deux trimestres, près de 800 mille francs par villages, évaluons un peu ce que ça vaudra sur un an et les années à venir », a-t-il confié.
Par sa voix, le collectif a également révélé qu’un lotissement de dix hectares sur la côte par village a été autorisé afin de protéger les communautés contre les effets de l’érosion marine. Un phénomène qui menace fortement plusieurs localités côtières de la région. Obtenant en fin gain de cause suite à une requête formulée depuis 2017 et qui jusque là leur avait été refusée, à en croire le porte-parole. De l’avis de Watché Jeanne, présidente fondatrice de l’association des chics belles dame Winnin (Gnlin-Wonnie), il s’agit d’une action bénéfique à laquelle les femmes de son organisation contribuent en cultivant des pépinières de plants destinés au reboisement. « Nous passons un appel afin que toutes les autres associations viennent adhérer à ce projet, afin qu’ensemble, nous puissions produire plus de pépinières pour donner vie, parceque la forêt c’est la vie. Planter un arbre c’est donner une vie », a-t-elle insisté.
Même son de cloche chez les chefs des village et de tribus Winnin, pour eux, ce projet d’agroforesterie et d’écotourisme s’inscrit dans une dynamique de préservation de l’environnement tout en garantissant des retombées économiques et sociales pour les générations futures. Ils ont appelé les parties prenantes à travailler dans « une entente harmonieuse », loin des tensions relayées en ligne.
Face à la propagation des rumeurs, le collectif a invité les journalistes, les organisations de la société civile ainsi que l’ensemble des acteurs concernés à se rapprocher directement des communautés locales afin d’obtenir des informations fiables et vérifiées.
La chefferie Winnin a par ailleurs appelé à la sagesse et à la responsabilité afin d’éviter toute escalade pouvant déboucher sur des confrontations judiciaires inutiles.
En conclusion, ils ont exprimé leur reconnaissance aux autorités ivoiriennes pour leur accompagnement et leur soutien dans la mise en œuvre du projet, notamment au Président de la République, à l’ex ministre des Eaux et Forêts, Laurent Tchagba ainsi qu’à son successeur Assahoré Konan Jacques. MARCELIN KLA





































































