Le dossier Abdel Reda Ibrahim était devant le pôle pénal, économique et financier sans la présence de son principal mis en cause. Responsable d’une société ivoirienne de transit maritime et aérien, il est poursuivi pour abus de confiance portant sur la somme de 854 349 918 FCFA et escroquerie en matière douanière.
Mais l’affaire est surtout marquée par un élément central : le prévenu est en fuite depuis près de trois ans. Un mandat d’arrêt a été décerné contre lui depuis le 1er février 2023, sans succès dans sa localisation à ce jour.
En dépit des convocations répétées, Abdel Reda Ibrahim n’a jamais comparu devant les juridictions compétentes, laissant la procédure suivre son cours en son absence.
Déjà saisi du dossier lorsqu’il était pendant devant la chambre présidentielle, le tribunal avait exprimé sa volonté de faire avancer l’enquête. Début avril, la présidente avait instruit le parquet de mobiliser tous les moyens nécessaires pour retrouver le mis en cause. Le 1er avril 2026, elle avait également ordonné le renvoi de l’affaire devant la deuxième chambre pour attribution.
Ce jeudi 28 mai 2026, à l’audience, même constat : le prévenu demeure introuvable.
Face à cette absence persistante, la présidente du tribunal a demandé au parquet de prendre ses réquisitions.
Le Procureur de la République a estimé les faits constitués :
« Il s’agit de non-versement des droits de douanes. Dans le cadre de ses activités, il doit reverser des taxes aux services des Douanes. Il a bien perçu les montants, mais il n’a pas reversé les droits. Le délit d’abus de confiance est établi. »
Il a requis cinq (5) ans de prison ferme, le maintien du mandat d’arrêt déjà émis contre le prévenu, ainsi qu’une amende de 854 934 419 FCFA.
Le tribunal a mis l’affaire en délibéré. Le verdict est attendu pour le 25 juin 2026.






































































