La coordination pour les droits des instituteurs du Côte d’Ivoire (CDICI) fait sa mue.
Le bureau national a été dissout et elargi, passant d’une trentaine de membres à 42, a annoncé ce mardi, la Secrétaire Générale Nationale Marina Gaodé.
Elle l’a fait savoir, à l’occasion d’une réunion qu’elle a tenue avec les nouveaux membres venus des différentes régions du pays, au Centre d’éducation à distance de la Fonction publique d’Abatta.
Une rencontre au cours de laquelle, ces instituteurs ont également bénéficié d’une première session de formation sur leurs missions et responsabilités.
«Nous avons dissous l’ancien bureau pour faire place à des personnes rigoureuses, engagées et prêtes à travailler dans le respect des principes du syndicat », a-t-elle indiqué.
«Au passé, on avait une trentaine de personnes, mais aujourd’hui, nous avons 42 personnes. Et c’est avec ces personnes que nous allons fonder de nouvelles choses. En temps normal, un bureau compte entre 20 et 25 membres. Mais, compte tenu du retard accumulé, nous avons choisi d’intégrer davantage de personnes dynamiques afin d’aller plus vite dans la mise en œuvre de nos actions », a-t-elle ajouté.
Sur l’objectif visé par cette restructuration, la syndicaliste a souligné qu’il répond à la nécessité d’adapter l’organisation aux nouveaux défis du syndicalisme.
En effet, créée en 2019 et officiellement reconnue le 19 mai 2020, la CDICI a, selon elle, connu une période de ralentissement due à l’inactivité de certains de ses premiers responsables.
La première responsable de la CDICI a exhorté les nouveaux responsables à privilégier l’engagement, la disponibilité et l’esprit d’équipe.
« Il ne s’agit pas d’occuper des postes, mais de faire véritablement du syndicalisme au service des instituteurs », a-t-elle souligné.
Elle a également invité les membres du nouveau bureau à poursuivre leur formation syndicale et à travailler en synergie avec leur centrale syndicale afin de défendre efficacement les intérêts des instituteurs.
« Nous avons besoin d’être unis, de nous écouter mutuellement et de travailler ensemble pour faire progresser notre organisation », a conclu Marina Gaodé.
Invité à cette rencontre, le Président de la Confédération syndicale Plateforme nationale des travailleurs de Côte d’Ivoire, Théodore Gnagna Zadi a appelé les syndicalistes à la responsabilité.
Il a également rassuré les enseignants sur la prise en compte de la question de la prime dans les prochaines discussions avec le gouvernement.
«Nous sommes dans une période de vacances pour les enseignants et l’attente globale c’est qu’on attend du gouvernement que la question de la prime soit traitée. Et nous qui sommes au niveau où les discussions se font, notre devoir c’est de leur donner l’information, de les rassurer que la question est sur la table et que dans le cadre des discussions qui vont s’enclencher pour 2027, cette question est prioritaire.Donc il fallait qu’on les rassure et profiter pour leur donner quelques conseils et faire un peu de formation syndicale sur l’attitude du syndicaliste et sur comment gérer le syndicat au plan local mais également comment se comporter pour que le mouvement syndical continue d’apporter des résultats et qu’il ne soit pas une base de désordre dans le pays », a-t-il fait savoir.
Evoquant l’agenda de sa confédération, il a annoncé une probable rencontre avec le ministre de la fonction publique, dans le cadre de la trêve sociale.
« Le ministre nous invite bientôt à une séance de travail. À l’issue de cela, nous pourrons mieux situer les choses. Nous sommes prêts aux discussions », a-t-il affirmé.
Pour Théodore Gnagna Zadi, l’anticipation et la communication restent essentielles pour préserver un climat social apaisé dans le secteur de l’éducation.
Une démarche qui s’inscrit, selon lui, dans la volonté de permettre aux syndicats et aux enseignants de disposer d’informations fiables afin d’aborder les prochaines échéances dans la sérénité.
Fulbert Yao






































































