Dans cette déclaration, le Mouvement ivoirien des droits humains (MIDH) se prononce sur les déguerpissements et les démolitions initiés par le district autonome d’Abidjan.Depuis quelques temps le District autonome d’Abidjan procède à des opérations de déguerpissement et de démolition menées dans plusieurs quartiers de la ville éponymeCes opérations affectent de nombreuses familles, notamment les femmes, les enfants et les personnes du troisième âge, qui sont expulsées de leurs habitations et exposées à une situation de grande précarité.Le MIDH reconnait qu’il est du devoir de l’Etat de préserver l’ordre urbain, de protéger les populations vivant dans des zones à risque et de lutter contre l’occupation anarchique du domaine public.Le MIDH rappelle que :-le droit au logement est consacré par la Constitution ivoirienne (article 38), qui impose à l’Etat de favoriser l’accès des citoyens à un logement décent.-la Côte d’Ivoire est partie au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC) ainsi qu’à son Protocole facultatif, renforçant ainsi ses obligations en matière de protection du droit au logement.Le MIDH félicite l’Etat de Côte d’Ivoire d’avoir donné au droit au logement un caractère constitutionnel et d’avoir adhéré au PIDESC et à son protocole facultatif l’Etat de Côte d’Ivoire.Cependant, le MIDH-observe avec inquiétude que ces opérations interviennent dans un contexte particulièrement sensible, marqué par la saison des pluies et l’approche des examens scolaires à grand tirage, notamment le baccalauréat et le BTS, aggravant la vulnérabilité des populations affectées.-note avec regret que les déguerpissements et les démolitions en cours ne tiennent pas compte de la dignité humaine, fondement des droits de l’Homme, comme l’illustre le cas de VRIDI ;C’est pourquoi le MIDH recommande :AU DISTRICT AUTONOME D’ABIDJAN-de suspendre immédiatement les opérations de déguerpissement et de démolitions pour les zones qui ne présentent pas de danger immédiat pour les populations ;-d’engager de larges consultations avec les populations dont les sites sont sujets à déguerpissements et à démolitions en vue de leur proposer des solutions de relogement et des indemnités conséquentes ,-d’associer les ONG de défense de droits l’Homme à ces concertations -d’organiser dans les meilleurs délais la prise en charge des populations déjà expulséesAU GOUVERNEMENT :L’adoption de programmes en vue de l’accession à des logements décents des populations les plus vulnérables.Abidjan le 12 juin 2026
Pour le MOUVEMENT IVOIRIEN DES DROITS HUMAINS (MIDH)
Maître COULIBALY BrahimaPresident du Conseil d’ AdministrationAvocat à la Cour







































































