C’est en 2020 que l’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté une résolution proclamant le 9 septembre de chaque année « Journée internationale pour la protection de l’éducation contre les attaques ».
L’idée a été proposée par la mère de l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al Thani Son Altesse Cheikha Moza bint Nasser, Présidente du Conseil d’administration de la Fondation « L’Éducation avant tout », avec le soutien et l’impulsion de l’État du Qatar pour défendre le droit fondamental à l’instruction dans les zones touchées par des crises et des conflits armés, apprend-on d’un communiqué consulté par Linfoexpress.
Depuis lors, la « Journée internationale pour la protection de l’éducation contre les attaques » a parcouru du chemin. Elle est parvenue à fédérer les efforts internationaux et à renforcer l’action conjointe pour protéger l’éducation contre les attaques.
Cette journée souligne l’importance d’assurer la continuité d’une éducation sûre et de qualité, en particulier pour les jeunes vivant dans des zones de conflit, de crise et d’insécurité.Le thème de cette : « L’éducation peut-elle survivre aux attaques ? La résilience des sociétés humaines », met en lumière les défis auxquels la communauté internationale est confrontée pour garantir la résilience de l’éducation face aux attaques et renforcer sa capacité d’adaptation et de poursuite de son activité, tout en appelant à ce que justice soit faite et que les auteurs d’attaques ciblant l’éducation rendent des comptes.
Il met également l’accent sur la résilience des élèves et la nécessité d’intensifier les efforts pour soutenir les initiatives qui assurent le rétablissement continu des systèmes éducatifs et des communautés touchées par les attaques.
Selon les initiateurs, chacun doit jouer son rôle, à sa manière, pour contribuer à la promotion de la Journée où qu’il se trouve, cela contribuera à unifier et à coordonner les efforts, à renforcer la participation à cet événement international et à œuvrer ensemble pour protéger l’éducation et garantir l’accès à l’éducation pour les enfants et les jeunes dans les zones de conflit, de crise et d’insécurité.
Le constat est que la protection seule ne suffit pas, les systèmes éducatifs doivent être conçus pour résister aux attaques. La commémoration de 2026 met l’accent non pas seulement sur la seule prévention, mais sur le renforcement de la résilience et la garantie de la continuité de l’éducation malgré les guerres et les conflits.
Le défi fondamental consiste à assurer cette continuité pendant et après les attaques grâce à des mécanismes de préparation, d’adaptation et de relèvement.
Aux yeux de la Fondation « l’Education avant tout », la résilience ne se limite pas à une réponse post-crise. Protéger l’éducation exige des systèmes proactifs. Les gouvernements, les acteurs humanitaires et les partenaires au développement doivent investir dans des systèmes d’alerte précoce, des infrastructures éducatives alternatives, des solutions d’apprentissage à distance et des plans d’urgence avant même que les crises ne surviennent.
La commémoration de cette année met en lumière les stratégies novatrices développées par les élèves, les enseignants, les familles et les communautés locales pour assurer la continuité de l’apprentissage malgré les conflits, les déplacements de population et les attaques contre les écoles.Dans cette veine, la technologie peut contribuer à la continuité de l’éducation lorsque les écoles sont attaquées. Les outils d’apprentissage numérique et les plateformes éducatives sont de plus en plus accessibles.
Les modèles d’enseignement à distance et alternatifs sont de plus en plus essentiels pour garantir la continuité de l’apprentissage lorsque les salles de classe sont détruites, occupées ou inaccessibles.La résilience doit s’accompagner de responsabilité.
« Si nous saluons la résilience des communautés touchées, la communauté internationale doit renforcer son engagement envers le droit international humanitaire, œuvrer pour que justice soit rendue en cas d’attaques contre l’éducation et traduire en justice les auteurs de ces violations », affirme-t-on du côté de Doha.
Nomel Essis






































































