Fondée en 1998 par Sidi Tiémoko Touré, actuel ministre des Ressources animales et halieutiques, l’Organisation des jeunes libéraux de Côte d’Ivoire (Ojlci) poursuit son expansion sur l’étendue du territoire national.
En effet, le ministre fondateur a annoncé début octobre, lors du lancement à San Pedro du déploiement du programme « Ambassadeur du libéralisme », tout un maillage du pays. Une sorte de toile qui sera soutenue par un réseau de mentors dans chaque région, avec en perspective les villes de Sassandra et Bouaké. Il a présidé l’événement qui a vu l’installation de l’ingénieur pétrole Kla Gnessoa Yann Marchal, le nouveau coordinateur régional de l’Ojlci à San Pedro, en tant que président d’honneur de l’organisation. C’était en présence de Mahamadou Kébé, président du Conseil régional du Gbokle, mentor de l’Ojlci préétabli de sa région et de Ouattara Adama Bemitian, député de Karakoro et Komborodougou communes et sous-préfectures, ainsi que du vice-président du cercle libéral, représentant l’ambassadeur de Côte d’Ivoire au Sénégal, en Mauritanie et au Cap Vert et de Landry Kuyo, juriste, analyste politique. Il s’agit, entre autres, des animateurs d’un panel qui s’est articulé autour du thème : « Le libéralisme, moteur de la transformation économique de la région de San Pedro : investir dans le capital humain, l’entrepreneuriat et les territoires pour une prospérité durable » et du crédo « Liberté, démocratie, développement ». Le ministre se prononçait en marge de la récente cérémonie de collation des grades de l’Université polytechnique de San Pedro (Upsp), à laquelle il a également été parrain de la première promotion de master de l’Unité de formation et de recherche (Ufr) « Agriculture ressources halieutiques et agro-industrie (Arhai) », dont le baptême s’inscrivait au cœur du chronogramme.
Pour Sidi Touré, l’Ojlci est une histoire, une conviction, une responsabilité que plusieurs générations de jeunes ont choisi de faire vivre, avec pour ambition de créer un cadre dans lequel la jeunesse pourrait se former, comprendre les valeurs libérales, confronter les idées et se préparer à exercer de grandes responsabilités dans la grande Côte d’Ivoire qui se dessinait déjà à l’époque. Le ministre s’est dit satisfait de voir aujourd’hui l’Ojlci étendre son implantation dans les territoires et transmettre son héritage aux générations futures et l’entend comme une invitation à aller plus loin. Selon lui, le libéralisme que défend l’Ojlci ne saurait se réduire à un slogan. Il repose, a-t-il ajouté, sur la liberté et la dignité de la personne, la responsabilité, l’Etat de droit, l’initiative, l’ouverture et la capacité de chaque citoyen à contribuer au progrès collectif. Une vision qui devrait également savoir répondre aux réalités du continent africain, l’emploi des jeunes, l’éducation, l’entrepreneuriat, l’innovation, la cohésion sociale et le développement équilibré des territoires.
« Mon parcours au sein de la famille libérale africaine et internationale m’a permis de mesurer comment les idées prennent toutes leurs forces lorsqu’elles sont portées par des organisations structurées de jeunes bien formés de réseaux capables de travailler au-delà des frontières. De l’Ojlci à l’Organisation de la jeunesse libérale africaine (Ojla), mais aussi au sein de l’Internationale libérale, une conviction demeure : nous devons préparer une génération capable de défendre ses idées et les traduire en solutions concrètes pour les populations. C’est tout le sens du programme les ambassadeurs du libéralisme ». a-t-il soutenu.
Sidi Touré a, par ailleurs, indiqué que ces ambassadeurs ne doivent pas seulement connaitre les principes du libéralisme, mais surtout être capable d’écouter leur territoire, d’identifier ses défis, de fédérer les énergies et de transformer les valeurs qu’il porte en initiatives utiles. Il a indiqué que le libéralisme cherche à exprimer le potentiel de chacun, ce pourquoi le Président Félix Houphouët-Boigny, en son temps, a décidé d’exercer dans le créneau du libéralisme.
« Quand il a dit ça, on a vu les performances de l’économie ivoirienne, le miracle ivoirien. Après Félix Houphouët-Boigny, est venu Alassane ouattara. Je préfère sauter les autres parenthèses qui ne sont pas libérales parce que la plupart du temps ça nous a fait reculer. Le Président Alassane Ouattara vient. Il affirme qu’il est libérale et qu’est-ce qu’on voit ? Des miracles, de nouveaux miracles pour la Côte d’Ivoire. Donc faut pas chercher midi à quatorze heures, le libéralisme nous fait avancer parceque ça permet à l’invidu d’exprimer son potentiel. L’Etat encadre l’environnement sans prendre la place de l’invidu, permet à l’individu d’exprimer son potentiel. C’est ça le libéramisme. Chaque génération doit apporter sa réponse aux défis de son époque. Votre responsabilité est donc de vous former, de rester ouverts au monde et de construire des réseaux. A vous jeunes, je peux vous garantir que votre investissement dans cette formation vous donnera des résultats. Est-ce que je n’en suis pas un exemple ? Est-ce que je n’en suis pas un exemple ? » a lancé le ministre des Ressources animales et hallieutiques à l’endroit de l’assistance, avec insistance, sous une salve d’applaudissements.
Pour sa part, Kla Gnessoa Yann Marchal, nouveau coordinateur régional de l’Ojlci à San Pedro, s’est engagé, ainsi qu’au nom de ses pairs, à mettre en avant les fruits du libéralisme sous toutes ses formes : financière, éducative, politique etc …
Une dynamique dans laquelle, dit-il, s’inscrit son mandat à la tête de la coordination régionale de San Pedro, dans l’ambition de promouvoir la vision du président national de l’Ojlci, Idriss Ouattara, qui a, à l’occasion, proclamé la ville de San Pedro comme la capital de la jeunesse libérale. » San Pedro doit devenir un modèle pour toute la Côte d’Ivoire. Jeunes libéraux de San Pedro, levez-vous car la Côte d’Ivoire a besoin d’une jeunesse qui ne mandie pas des postes. Mais qui crée des opportunités » a précisé Idriss Ouattara. Cela, en s’appuyant sur toutes les structures de jeunesse de la localité.

Le ministre Sidi Touré avait également à ses Cotés l’ex premier magistrat de la commune, le ministre Félix Anoblé, actuel Président du conseil d’administration (Pca) du Conseil hévéa-palmier à huile coco (Chpc). Meme son de cloche chez ce leader politique local qui s’est volontairement proposé d’etre le mentor de l’Ojlci dans la région de San Pedro. Selon lui, le libéralisme impose de donner à chacun la possibilité d’entreprendre, de créer, d’innover, de réussir par son travail et de contribuer à la prospérité collective. « Et San Pedro constitue un formidable terrain pour traduire cette ambition en acte : nous avons le port, l’agriculture, la pêche, l’industrie, le tourisme, des ressources naturelles considérables. Mais notre plus grande richesse reste notre capital humain. Voilà pourquoi notre prochain défi doit être de faire en sorte que la richesse qui traverse San Pedro, soit davantage transformée sur place, de créer des entreprises à San Pedro et donner des emplois aux jeunes de San Pedro. Notre région ne doit pas être seulement un territoire d’où partent les matières premières. Elle doit davantage être un territoire où l’on transforme, innove, investit et crée de la valeur ajoutée ». a renchéri Félix Anoblé.
Soulignant et se félicitant des actions du Président Ouattara depuis son accession au pouvoir, qui contribuent à la transformation des matières premières de San Pedro avant leur exportation. Soit à ce jour, 35% de la production locale exportée sans transformation et 65% transformée, que ce soit pour le cacao que pour l’hévéa.
Marcelin KLA






































































